rivière
Maître Poète
Les lys de tes seins durcissent
Nous aimons à nous
nous regarder nues
dedans notre miroir
quand tombe la nuit,
tu me souris alors,
et le cœur battant,
tu te penches contre moi
pour déposer sur mes lèvres
le missel d’un baiser.
Je prends alors ton corps de braise,
et, face à la clarté de la lune,
je t’entraîne sur notre couche,
les lys de tes seins pigeonnants tressautent et
durcissent à l’encens de mes rimes,
je te compose dans le silence
des hymnes de langueur,
tandis que
brillent les fanaux du Loir
aux reflets de violette
non loin de notre borde,
je hume
le sel de tes aisselles,
puis assise à cheval
sur la sève de ton pertuis,
je lèche des heures durant
la splendeur de ton clitoris,
tu émets des stances de divinité,
puis
ma dextre plonge en ton vin de gloire,
et t’emmène
vers
les astres de ta matrice,
tu me récites
des odes de liesse,
tu me dédies peu à peu
l’auréole de nos amours si féminines,
tu cries,
tu hurles,
tu râles,
tu halètes des armoiries d’allégresse,
tu attaches
l’hostie de notre passion
au port de mes mamelons,
soudain surgit le lait de ta cyprine
que nous goûtons,
le cœur battant
dans les bras l’une de l’autre,
dans les bras de notre Tendresse éperdue !
Sophie Rivière
Nous aimons à nous
nous regarder nues
dedans notre miroir
quand tombe la nuit,
tu me souris alors,
et le cœur battant,
tu te penches contre moi
pour déposer sur mes lèvres
le missel d’un baiser.
Je prends alors ton corps de braise,
et, face à la clarté de la lune,
je t’entraîne sur notre couche,
les lys de tes seins pigeonnants tressautent et
durcissent à l’encens de mes rimes,
je te compose dans le silence
des hymnes de langueur,
tandis que
brillent les fanaux du Loir
aux reflets de violette
non loin de notre borde,
je hume
le sel de tes aisselles,
puis assise à cheval
sur la sève de ton pertuis,
je lèche des heures durant
la splendeur de ton clitoris,
tu émets des stances de divinité,
puis
ma dextre plonge en ton vin de gloire,
et t’emmène
vers
les astres de ta matrice,
tu me récites
des odes de liesse,
tu me dédies peu à peu
l’auréole de nos amours si féminines,
tu cries,
tu hurles,
tu râles,
tu halètes des armoiries d’allégresse,
tu attaches
l’hostie de notre passion
au port de mes mamelons,
soudain surgit le lait de ta cyprine
que nous goûtons,
le cœur battant
dans les bras l’une de l’autre,
dans les bras de notre Tendresse éperdue !
Sophie Rivière