rivière
Maître Poète
Les lys de tes seins contre les miens
Tu somnoles,
les paupières mi-closes,
ma Douce, mon Amazone de splendeur,
alors que s’alanguissent
les lys de tes seins
contre les miens.
Non loin de nous,
coule le Loir,
l’aurore s’éveille.
Les cierges de tes iris
refleurissent,
et tu me serres tendrement,
cette nuit,
tu as sangloté
des
odes de liesse
quand
mes paumes et ma lippe
t’ont enseigné pour la première fois
la musique de ton corps,
rappelle-toi
les fleurs de tes gémissements,
le
stupre de ta Jouissance,
tes cris de grâce
dans
la
volupté de la pénombre,
et
le sacre de ta cyprine
que nous avons bue, flanc contre flanc,
parmi la virginité de la lune.
Tu gis maintenant,
prête
à de nouvelles perversités,
jour et nuit,
mon amante, ma Vie,
car
rien n’est plus beau
que deux femmes
aux
moiteurs d’alcôve
sanglotant d’amour et de tendresse
dans la langueur des jours et des nuits.
Sophie Rivière
Tu somnoles,
les paupières mi-closes,
ma Douce, mon Amazone de splendeur,
alors que s’alanguissent
les lys de tes seins
contre les miens.
Non loin de nous,
coule le Loir,
l’aurore s’éveille.
Les cierges de tes iris
refleurissent,
et tu me serres tendrement,
cette nuit,
tu as sangloté
des
odes de liesse
quand
mes paumes et ma lippe
t’ont enseigné pour la première fois
la musique de ton corps,
rappelle-toi
les fleurs de tes gémissements,
le
stupre de ta Jouissance,
tes cris de grâce
dans
la
volupté de la pénombre,
et
le sacre de ta cyprine
que nous avons bue, flanc contre flanc,
parmi la virginité de la lune.
Tu gis maintenant,
prête
à de nouvelles perversités,
jour et nuit,
mon amante, ma Vie,
car
rien n’est plus beau
que deux femmes
aux
moiteurs d’alcôve
sanglotant d’amour et de tendresse
dans la langueur des jours et des nuits.
Sophie Rivière