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Les jurons troués!!

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion lilasys
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lilasys

Maître Poète
Les Jurons Troués !!!

La vieille pleureuse enfile ses guenilles violettes
Tel le mur des lamentations aux pierres fanées
Elle traîne dans la boue avec ses savates usées
Sur les quais de gare assise sur ses mallettes

Plus hostile que grincheuse , elle marmonne les mots
Prisonniers de son dentier et de sa mauvaise haleine
Elle courbe facilement l'échine pour susciter la peine
Mais sa langue aiguisée fleure tous les ragots

Elle rit sous cape ravivant la flamme des concierges
Cette ancienne gabarre qui glisse sur les eaux troubles
De ces vilains jeux de mots qui ne valent un rouble
Ses courtisans forment le cortège de leur gerbe

Ma raison voulait tourner le dos à cette pauvre marionnette
Mais les battements de mon coeur ont rejoint cet esprit démoniaque
Sous les plis sinueux d'Eponine ,elle coule dans sa barque
Alors je médite car en moi souffle encore la colère de la tempête


LILASYS EN VIOLETTE DÉSENCHANTEE...​
 
Très judicieux cette image de vieille pleureuse qui marmonne, fait des jeux de mots "foireux", adore les ragots...je pense qu'on peut toutes être, à un moment donné, une violette désenchantée....amitié
 
poème très réaliste, écrit d'une belle plume désenchantée et très touchante bravos bsx
 
merci à vous tous !
bof !! il est pas au top ce texte mais il est direct sans chercher le mieux comme les concours

bisous vous êtes adorables
 
Un oubli réparé

Les Jupons Trouvés !

Elle veille heureuse, défilent ses aiguilles de fillette,
Tel le pur des amants aux émotions abandonnées,
Elle enchaîne debout tricotant des cravates brisées,
Pour laquais avare, aiguise aussi son épinglette.

Plus gracile qu’accrocheuse, elle abandonne les maux,
Aumôniers en son entier pour sa mauvaise halène,
Elle cintre aisément la chine pour inciter la veine,
Mais sa gangue déguisée effleure tous les magots.


Elle prit sa cape se ravivant d’être la femme concierge,
Cette vieille bagarre qui s’enlise en des mots doubles,
« De mes vilains jeux de mots qui ne valent un rouble »
En courtisant, je déforme le sortilège de leur verve.

Ma raison voudrait détourner le verso de cette pauvre maisonnette,
Mais les haussements de ma sœur m’ont enjoint cet réplique aphrodisiaque,
Sur l’ampli fastueux l’époux mime, découle et débarque,
Alors je l’évite «car en moi souffle encore la colère de la tempête»
.
 
th
 
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