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Les gentianes se balancent au gré du souffle

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion rivière
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rivière

Maître Poète
Les gentianes se balancent au gré du souffle

Les gentianes se balancent
au gré du souffle derrière la fenêtre de notre maison,
l’aurore ressuscite,

ma Douce, mon amante, ma Femme,
ma chair frissonne à l’ode de tes émois,
redonne-moi des baisers plus chauds que tison,

les flots de ton désir me hantent à tout instant,
hiver comme été, tu viens vers moi à genoux, sur notre couche,
en notre chambre, en robe de nudité, tes seins fiers et lourds se balancent

à chacun de tes mouvements.
Prends la sève de ma splendeur qui ne bat que pour toi,
tandis que je m’abreuve à la fontaine de tes lèvres,


au pain de tes hanches,
possède-moi, je t’en supplie,
écoute le soleil de mes soupirs

quand tes lèvres et tes doigts parcourent l’or de ma chair,
mène-moi dessus le dais de la clarté.
Nos longues chevelures de jais se mêlent,

tu me chevauches maintenant,
et tu remontes à gué les sonnets de ma féminité,
prends-moi, aime-moi, viens laper l’eau de mes aisselles,

écris sur les étamines de mon pubis
l’élégie de nos amours, ô ma Princesse de douceur,
bois le lait de ma Jouissance

que tu as recueilli, voilà peu, partageons-le,
et serre-moi contre toi, entremêlons nos jambes,
endormons-nous, mamelons contre mamelons,

sexe contre sexe,
avant de recommencer sans cesse nos joutes,
si pures et si féminines, et je te dirai :

- vénère-moi sans cesse dans tes poésies saphiques,
ô ma poétesse, afin de faire connaître au monde
la puissance et la magnificence de nos extases!

Sophie Rivière

 
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