OLIVIERW
Maître Poète
Les galériens,
Les ultimes rais du soleil se meurent enfin
L’astre du jour a dit bonsoir au crépuscule
Sortant de leurs tombes, les mangeurs d’âme ont faim
Ils sont des morts-vivants à l’aspect ridicule.
Un corbeau de malheur guide ce bataillon
De trépanés, d’estropiés, de mutilés
On voit leurs os blanchis à travers leurs haillons
Leur corps est comme la fumée d’un narguilé.
Ils avancent en claudiquant de cliquetis
De bric et de broc, s’arment de tout, de rien
Fourches, faux, pelles et haches, que des outils
Ils veulent venger leur vie de galériens.
Ce n’est pas dans la mort qu’ils trouveront la paix
Tuer n’est pas leur but, ils ont d’autre dessein
Pour aller au Paradis, il faut extirper
De l’esprit des hommes, leurs souvenirs malsains !
Les ultimes rais du soleil se meurent enfin
L’astre du jour a dit bonsoir au crépuscule
Sortant de leurs tombes, les mangeurs d’âme ont faim
Ils sont des morts-vivants à l’aspect ridicule.
Un corbeau de malheur guide ce bataillon
De trépanés, d’estropiés, de mutilés
On voit leurs os blanchis à travers leurs haillons
Leur corps est comme la fumée d’un narguilé.
Ils avancent en claudiquant de cliquetis
De bric et de broc, s’arment de tout, de rien
Fourches, faux, pelles et haches, que des outils
Ils veulent venger leur vie de galériens.
Ce n’est pas dans la mort qu’ils trouveront la paix
Tuer n’est pas leur but, ils ont d’autre dessein
Pour aller au Paradis, il faut extirper
De l’esprit des hommes, leurs souvenirs malsains !