rivière
Maître Poète
Les fontaines édictaient des messes de beauté
La mélopée du vent soulève ma longue chevelure d’ébène,
pendant que je chemine dedans Paris, en l’Île de Cité,
je viens vers toi, ô ma Sirène, ma Vie,
toi qui écrivais sur mes flancs, en lettres de langueurs,
La mélopée du vent soulève ma longue chevelure d’ébène,
pendant que je chemine dedans Paris, en l’Île de Cité,
je viens vers toi, ô ma Sirène, ma Vie,
toi qui écrivais sur mes flancs, en lettres de langueurs,
les roses de la Passion, et le printemps des clartés.
T’en souviens-tu, je t’ai connue un jour de mai,
en notre hameau du Maine bordé par l’Anille,
les fleurs et les arbres te révéraient au fil de ta progression,
T’en souviens-tu, je t’ai connue un jour de mai,
en notre hameau du Maine bordé par l’Anille,
les fleurs et les arbres te révéraient au fil de ta progression,
les fontaines édictaient des messes de beauté à ta gloire,
nous nous sommes aimées dès le premier regard,
l’arche de nos paumes éclairait les ailes de ton sourire,
ta tunique courte de satin avait des frissons de délices,
nous nous sommes aimées dès le premier regard,
l’arche de nos paumes éclairait les ailes de ton sourire,
ta tunique courte de satin avait des frissons de délices,
et s’accrochait aux cathédrales des sèves.
Tu as vécu auprès de moi en notre borde, des années durant,
habitée par les strophes du plaisir et de la Passion,
cependant, tu es partie sans me prévenir,
Tu as vécu auprès de moi en notre borde, des années durant,
habitée par les strophes du plaisir et de la Passion,
cependant, tu es partie sans me prévenir,
attirée par les lumières de la Ville,
depuis ce jour maudit, je t’ai cherchée à travers les bourgs.
Je t’ai retrouvée voilà peu, je viens vers toi,
ma micro-robe de tulle flamboie sous les ciels d’azur,
depuis ce jour maudit, je t’ai cherchée à travers les bourgs.
Je t’ai retrouvée voilà peu, je viens vers toi,
ma micro-robe de tulle flamboie sous les ciels d’azur,
les donjons de mes seins pigeonnants et lourds,
libres de toute entrave, tanguent au fil de mon errance,
mes bas de soie noirs brasillent
au gré de la scansion de mes escarpins,
libres de toute entrave, tanguent au fil de mon errance,
mes bas de soie noirs brasillent
au gré de la scansion de mes escarpins,
l’empire de ma Toison-pétales attend la bénédiction de ta nudité
afin de connaître à nouveau l’estuaire de la Jouissance,
je te veux, j’approche de ton logis maintenant,
à mon arrivée, j’ôterai tes vêtements,
afin de connaître à nouveau l’estuaire de la Jouissance,
je te veux, j’approche de ton logis maintenant,
à mon arrivée, j’ôterai tes vêtements,
je ferai de même, je t’allongerai, puis,
peau contre peau,
mamelons contre mamelons,
je te posséderai sans cesse,
peau contre peau,
mamelons contre mamelons,
je te posséderai sans cesse,
je te ramènerai en notre chambre
avec la certitude de la Paix,
car désormais tu seras Mienne,
ô ma corolle de félicité !
avec la certitude de la Paix,
car désormais tu seras Mienne,
ô ma corolle de félicité !
Sophie Rivière