Juste Lenoir
Maître Poète
Les fleurs que j'ai cueillies
Pour toi, ma jolie
Se sont fanées.
Les fleurs que je t'ai offertes
Sont désormais inertes,
Là, sur le buffet.
Les fleurs, je les ai déposées dans un vase magnifique
Qu'elles puissent nous offrir un bonheur unique.
Mais cela n'a pas marché.
Les fleurs que j'ai coupées pour toi,
Elles se sont abimées à cause de moi.
Il me faut ne plus rien gâcher.
Les fleurs que je n'aurais pas dû prendre,
Ne sont plus le symbole de mon amour tendre.
Elles meurent avec ma passion.
Les fleurs qui resplendissaient au jardin
Sont désormais des bouts de rien.
Je reste seul avec ce bouquet fané sans illusion.
Les fleurs que j'ai empêchées de s'épanouir
Pour un pâle désir il m'a fallu les détruire.
Mon amour avec les fleurs s'en va mourir.
Les fleurs au jardin, je n'en ferai plus la cueillette,
Je laisserai la nature telle qu'elle fût faite.
A l'avenir, j'admirerai le jardin sans le flétrir.