rivière
Maître Poète
Les feuillages murmurent des odes de langueur
Les ruisseaux glissent parmi la prée et les forêts du Maine,
les pommiers resplendissent sous le dais de l’été,
les feuillages murmurent des odes de langueur,
les algues de ma longue chevelure de jais volettent
les pommiers resplendissent sous le dais de l’été,
les feuillages murmurent des odes de langueur,
les algues de ma longue chevelure de jais volettent
au gré de ma marche. Je vais vers toi,
ô ma Vénérée, mon Impératrice de gloire,
toi que j’ai rencontrée un jour d’été, pareil à celui-ci,
j’errais, tourmentée, éplorée et vagabonde, depuis que
ô ma Vénérée, mon Impératrice de gloire,
toi que j’ai rencontrée un jour d’été, pareil à celui-ci,
j’errais, tourmentée, éplorée et vagabonde, depuis que
mon amante m’avait délaissée, tu m’as invitée en ta borde,
près du Loir, à la brune, nous avons dîné, et j’ai déposé sur tes lèvres,
pour te remercier, l’aile d’un baiser,
puis, sans mot dire, je t’ai conduite par le bras sur ta couche,
près du Loir, à la brune, nous avons dîné, et j’ai déposé sur tes lèvres,
pour te remercier, l’aile d’un baiser,
puis, sans mot dire, je t’ai conduite par le bras sur ta couche,
tu as découvert avec moi la splendeur de nos fêtes charnelles,
j’ai porté en toi la flamme de mon Amour,
je t’ai conduite, frissonnante d’émois, vague après vague,
jusqu’aux sanglots merveilleux de tes spasmes.
j’ai porté en toi la flamme de mon Amour,
je t’ai conduite, frissonnante d’émois, vague après vague,
jusqu’aux sanglots merveilleux de tes spasmes.
Je suis restée quelques jours auprès de toi,
et j’ai trouvé un logement et un travail,
je logerai maintenant avec toi,
car je suis ta Suzeraine, et ta Dame de majesté
et j’ai trouvé un logement et un travail,
je logerai maintenant avec toi,
car je suis ta Suzeraine, et ta Dame de majesté
à laquelle tu as rendu hommage
à chacune de mes précédentes visites.
Bientôt, en robe de nudité,
je t’allongerai, disciple de Sappho, nue, et perverse, sur le sol,
à chacune de mes précédentes visites.
Bientôt, en robe de nudité,
je t’allongerai, disciple de Sappho, nue, et perverse, sur le sol,
la cathédrale de mes seins arrogants et lourds
bougera à chacun de mes mouvements,
et face à la scansion de ma lippe et de mes paumes,
face au vent de mes prières, tes sens grisés abdiqueront,
bougera à chacun de mes mouvements,
et face à la scansion de ma lippe et de mes paumes,
face au vent de mes prières, tes sens grisés abdiqueront,
tu brameras de liesse, et je te conduirai
jusqu’au flux et reflux de ta Jouissance,
je vendangerai le miel de tes blanches noces,
le Saint chrême de ta sève,
jusqu’au flux et reflux de ta Jouissance,
je vendangerai le miel de tes blanches noces,
le Saint chrême de ta sève,
nous le partagerons,
et nous vivrons dans l’harmonie de ta chair si belle,
de notre tendresse,
et de notre Féminité si pure !
et nous vivrons dans l’harmonie de ta chair si belle,
de notre tendresse,
et de notre Féminité si pure !
Sophie Rivière