rivière
Maître Poète
Les effluves de tes caresses
Tu me troubles, ô ma Sirène, mon amante,
avec les effluves de tes caresses que tu me dispenses, dès que
je suis étendue, nue, avec toi, dessus le baldaquin des mousses,
face aux marquisats des bocages et des forêts du Maine,
avec les effluves de tes caresses que tu me dispenses, dès que
je suis étendue, nue, avec toi, dessus le baldaquin des mousses,
face aux marquisats des bocages et des forêts du Maine,
dans une clairière ou un bosquet,
l’haleine des ciels d’azur d’été soulève, par à-coups,
ma longue chevelure d’ébène, et nos vêtements jetés à même le sol,
mais je n’en ai cure, car seul compte pour moi
l’haleine des ciels d’azur d’été soulève, par à-coups,
ma longue chevelure d’ébène, et nos vêtements jetés à même le sol,
mais je n’en ai cure, car seul compte pour moi
le halo de nos joutes, et les psaumes de ma Jouissance
quand tu m’emmènes, ivre de volupté, jusqu’au delta de la félicité,
accrochée à tes mamelons. Les flambeaux des cyprès, et
les vaisseaux des oiselles s’agenouillent maintenant au gré de ma marche,
quand tu m’emmènes, ivre de volupté, jusqu’au delta de la félicité,
accrochée à tes mamelons. Les flambeaux des cyprès, et
les vaisseaux des oiselles s’agenouillent maintenant au gré de ma marche,
tandis que nous errons, paumes entrelacées, parmi la prée,
et les sentes, je ramasse parfois des amarantes, des ancolies,
et des violettes blanches que je t’offre,
face aux paupières des nuages qui balafrent l’horizon.
et les sentes, je ramasse parfois des amarantes, des ancolies,
et des violettes blanches que je t’offre,
face aux paupières des nuages qui balafrent l’horizon.
Je ne regrette pas l’ivoire de l’hiver,
ou la chasteté de tes absences, car l’amour me brûle,
les herbes s’écartent au souffle de mes escarpins,
ma micro-robe transparente noire de satin et
ou la chasteté de tes absences, car l’amour me brûle,
les herbes s’écartent au souffle de mes escarpins,
ma micro-robe transparente noire de satin et
mes bas de soie annoncent au monde l’hymne de ma Splendeur,
ô ma Vierge de Passion, mon astre de Douceur, sens-tu
sous tes lèvres et tes doigts, la pureté de mes seins lourds,
et le duché de ma Fourrure-pétales
ô ma Vierge de Passion, mon astre de Douceur, sens-tu
sous tes lèvres et tes doigts, la pureté de mes seins lourds,
et le duché de ma Fourrure-pétales
sitôt que tu me possèdes, je ne supporte plus le faix d’un soutien-gorge,
ou d’une culotte, je veux vivre libre sous le vin de tes étreintes.
Ô ma Divine, ma Maîtresse, empoigne-moi,
le regard fiévreux, conduis-moi dans notre borde,
ou d’une culotte, je veux vivre libre sous le vin de tes étreintes.
Ô ma Divine, ma Maîtresse, empoigne-moi,
le regard fiévreux, conduis-moi dans notre borde,
là où coulent l’Anille et nos souvenirs,
puis, à peine arrivée, couche-moi à même le sol,
arrache mes habits, fais de même,
enlace-moi, et dans notre siècle si mystique,
puis, à peine arrivée, couche-moi à même le sol,
arrache mes habits, fais de même,
enlace-moi, et dans notre siècle si mystique,
mène-moi jusqu’au dernier sacerdoce,
enivre-toi du nectar de
mes blanches noces,
je deviendrai à jamais ta Féale, je le Veux !
enivre-toi du nectar de
mes blanches noces,
je deviendrai à jamais ta Féale, je le Veux !
Sophie Rivière