rivière
Maître Poète
Les diadèmes des violettes et des lys
Les jours s’allongent en ce mois de juillet
parmi les chemins creux,
parmi les bocages et les hameaux du Maine,
la brise soulève par à-coups
parmi les chemins creux,
parmi les bocages et les hameaux du Maine,
la brise soulève par à-coups
le fronton des chênes et des ormes,
et les algues de ma longue chevelure de jais
qui pendent au creux de mes reins,
une cloche au loin énonce la douceur de ces instants,
et les algues de ma longue chevelure de jais
qui pendent au creux de mes reins,
une cloche au loin énonce la douceur de ces instants,
l’aurore a chassé les voiles des étoiles voilà peu,
les oiselles psalmodient des chants de langueur.
J’ai découvert, tout à l’heure, au bord d’un chemin,
les diadèmes des violettes et des lys
les oiselles psalmodient des chants de langueur.
J’ai découvert, tout à l’heure, au bord d’un chemin,
les diadèmes des violettes et des lys
que j’ai cueillis pour te les offrir, ô ma bien-aimée, mon amante,
je suis plus femme encore depuis que je te connais,
et faible, sois tendre envers moi, je t’en supplie, moi qui n’ai connu
jusqu’à ton arrivée en ma ville que la violence de mon époux,
je suis plus femme encore depuis que je te connais,
et faible, sois tendre envers moi, je t’en supplie, moi qui n’ai connu
jusqu’à ton arrivée en ma ville que la violence de mon époux,
tu m’as emmenée en ta borde,
j’ai tant besoin de ta délicatesse, des effluves de ton parfum.
Ma micro-robe de tulle transparente, mes bas de soie,
et mes hauts talons scandent l’hymne de ma beauté,
j’ai tant besoin de ta délicatesse, des effluves de ton parfum.
Ma micro-robe de tulle transparente, mes bas de soie,
et mes hauts talons scandent l’hymne de ma beauté,
tandis que la colline de mes seins lourds,
libres de toute attache, et les corolles de ma toison,
magnifient l’empire de ma Grâce.
Je suis ta Dame de délicatesse car j’ai découvert avec toi
libres de toute attache, et les corolles de ma toison,
magnifient l’empire de ma Grâce.
Je suis ta Dame de délicatesse car j’ai découvert avec toi
le continent de la Volupté où tu me mènes sans cesse,
à mon retour, tu me recevras, nue, sur notre couche,
j’ôterai tous mes atours, et face à la clarté de tes baisers,
face à la lumière de nos amours si pures,
à mon retour, tu me recevras, nue, sur notre couche,
j’ôterai tous mes atours, et face à la clarté de tes baisers,
face à la lumière de nos amours si pures,
tu m’étreindras jusqu’à ce que, cambrée,
mamelons contre mamelons,
sexe contre sexe, je hurle, délivrée devant le calice de mes râles,
l’ardente béatitude de ma Jouissance !
mamelons contre mamelons,
sexe contre sexe, je hurle, délivrée devant le calice de mes râles,
l’ardente béatitude de ma Jouissance !
Sophie Rivière