Les couples se lacent et se délacent, Comme le lierre sur la pierre. Les couples s'enlacent et s'embrassent, Comme les lacets d'un beau corset. Ce n'est pas parce que les yeux de ton ange, Se sont éteint laissant plus qu'un subtil mélange, De monotonie et d'ennuie, Que tu dois cesser d'aimer ta vie. Ton cour a explosé en sanglot, Quant elle a claqué la porte. Tu t'es écroulé et tu as perdu tes mots, Quant tu as vu sa lettre, Posée entre un bouquet de lilas, Et un paquet de cigarette. Depuis tu vis dans un brouillard, Où seuls quelques souvenirs te hantent. Ne baisse pas les bras, Je serai toujours avec toi. Les couples se tracent et s'effacent, Comme les créations du crayon Les couples s'approchent et se décrochent, Comme un chemin sans destin. Ce n'est pas parce que ses lèvres te manquent, Et ne veulent plus se poser sur ton corps glacé, Que plus personne ne veut de toi. Moi je t'aime, je ne rêve que de toi. Je souffre de te voir dans cet état. Moi qui aime tant ton sourire et ton bonheur, Tes yeux souriants, Et la joie qu'elle t'a arrachée. Cette fille t'a arraché le coeur, Et se carapate comme un voleur. Si tu veux bien de mon amour, Je te l'offrirais sur un plateau, Ainsi que mon cour. J'offre mon corps à l'homme que j'aime. Les couples croissent et décroissent, Comme la lune sur les dunes. Les couples se chérissent et se haïssent, Comme les vents roulant sur les océans. Tu t'es jeté dans mes bras, sur mon corps. Tu t'es endormi entre mes seins sur mon cour, Bercé par ma respiration. Tes larmes ont roulées sur ma poitrine, Et tu m'as dévoilé ton lourd chagrin. Tu as levé les yeux et m'as murmuré, Qu'elle ne comptait plus, Que j'étais seule dans tes pensées, Que tu ne pouvais que m'aimer, Que j'étais seule à être restée près de toi. Le silence se glissa vers nous. Et lentement tu m'as fait l'amour. Et on a dormi, Chacun dans les bras de l'autre. Les couples se lacent et se délacent, Comme le lierre sur la pierre. Les couples s'enlacent et s'embrassent, Comme les lacets d'un beau corset.