rivière
Maître Poète
Les corolles des roses se déploient
Les parfums revivent en ce matin de printemps,
les corolles des roses se déploient
dans la délicatesse d’un frisson de mousse,
je t’attends, ô mon amante, ma Maîtresse,
les corolles des roses se déploient
dans la délicatesse d’un frisson de mousse,
je t’attends, ô mon amante, ma Maîtresse,
au visage d’ivoire et à la robe courte de satin,
toi qui virevoltes dessus les chemins du Maine,
dessus la sérénité des heures.
Je t’accueille chaque jour
toi qui virevoltes dessus les chemins du Maine,
dessus la sérénité des heures.
Je t’accueille chaque jour
parmi les sources du zéphyr,
le miroir de ton sourire et tes seins lourds
me distillent le soleil de ta beauté,
quand nous marchons paume contre paume
le miroir de ton sourire et tes seins lourds
me distillent le soleil de ta beauté,
quand nous marchons paume contre paume
parmi les chevelures des herbes, et le rire des saisons,
nos longues chevelures de jais se mêlent,
je t’arrête parfois, et je dépose sur tes lèvres
l’aumône d’un baiser,
nos longues chevelures de jais se mêlent,
je t’arrête parfois, et je dépose sur tes lèvres
l’aumône d’un baiser,
les oiseaux, éblouis par notre liesse, nous fêtent alors.
Aujourd’hui, dès ta venue, face au pli des solitudes,
face à la tendresse des roses
qui se balancent au gré du souffle,
Aujourd’hui, dès ta venue, face au pli des solitudes,
face à la tendresse des roses
qui se balancent au gré du souffle,
face à la sainteté de ta Chair,
je te célébrerai, ô mon âme,
je t'allongerai sous un chêne,
j’effeuillerai chacun de tes vêtements,
je te célébrerai, ô mon âme,
je t'allongerai sous un chêne,
j’effeuillerai chacun de tes vêtements,
je ferai de même, puis agenouillée, tu m'encourageras,
car tu es l’âme de mes chants d’allégresse,
et la sève de Douceur,
ma dextre effleurera la double amphore de tes hanches,
car tu es l’âme de mes chants d’allégresse,
et la sève de Douceur,
ma dextre effleurera la double amphore de tes hanches,
tu te cambreras, les pointes de tes mamelons vers les cieux,
le ressac de tes cris d’amour montera sans cesse
dessous le calice des arbres,
et nous boirons l’or de tes langueurs,
le ressac de tes cris d’amour montera sans cesse
dessous le calice des arbres,
et nous boirons l’or de tes langueurs,
ô mon Epousée, je te serrerai en la crique de mes bras
jusqu’à nos prochaines étreintes,
jusqu’à ce que, les sens inapaisés, tu me murmures :
- encore, ma Douce, c’est si beau, c’est si bon !
jusqu’à nos prochaines étreintes,
jusqu’à ce que, les sens inapaisés, tu me murmures :
- encore, ma Douce, c’est si beau, c’est si bon !
Sophie Rivière
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