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Les ciels d'azur du Maine ceignent la splendeur de ma Grâce

rivière

Maître Poète
Les ciels d’azur du Maine ceignent la splendeur de ma Grâce

L’aube s’éveille lentement, les ciels d’azur du Maine
ceignent la splendeur de ma Grâce, les vaisseaux des arbres
tanguent non loin de moi, au gré du vent,
mon désir irrité te réclame, ô ma Maîtresse,

mais tu dors encore, nue comme moi,
mes mains de volupté câlinent par à-coups mes seins lourds,
et la Fourrure de ma Toison, j’ai tant besoin
du flux et du reflux de ta langue et tes paumes

pour calmer un temps la houle de ma Jouissance.
Les murs de notre maison, au bord de l’Anille,
résonnent encore de mes cris d’impudeur
quand tu m’as possédée à plusieurs reprises, cette nuit,

à la lueur des lys de lune et de nos chandeliers,
et que tu as bu le lait de ma sève, puis
nous nous sommes entrelacées, avant de nous endormir,
bercées par le divin tourment de la Chair.

Nos robes courtes, nos bas de soie, nos hauts talons,
et nos sacs à main gisent à terre, témoins impassibles
de nos joutes, j’ai si envie de toi,
réveille-toi dans le matin triomphant,

étreins-moi, tes iris de vice dans les miens,
peu me chaut les prêtres de tout poil,
car seul compte au monde la satisfaction de nos sens !
Ô mon Impératrice de liesse, conduis-moi à nouveau

sur les steppes du stupre et de l’extase,
enivre-toi de l’hydromel de mes blanches alliances,
je n’en peux plus de t’attendre, caresse la double amphore
de mes hanches,

oins le Saint-chrême de mes aisselles, je vais te ressusciter
sur-le-champ, ma longue chevelure brune éparse
le long de mon dos, je vais te caracoler jusqu’au spasme ultime,
jusqu’au dernier sacerdoce, et tu seras mon Élue à jamais !

Sophie Rivière

 
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