rivière
Maître Poète
Les châteaux des Muses
Les bruyères frémissent sous la brise,
le merle est revenu en ce jour de printemps,
près de notre borde, et ses trilles brisent la houle du silence,
parmi les diocèses des bocages.
le merle est revenu en ce jour de printemps,
près de notre borde, et ses trilles brisent la houle du silence,
parmi les diocèses des bocages.
Je t’écris, comme chaque matin,
appuyée contre notre croisée, des odes érotiques,
et des murmures de Tendresse, tandis que tu dors encore,
nue comme moi, sur notre couche d’ivoire,
appuyée contre notre croisée, des odes érotiques,
et des murmures de Tendresse, tandis que tu dors encore,
nue comme moi, sur notre couche d’ivoire,
ô ma Sirène, ma Bien-Aimée,
effleure encore la buée de ma peau,
entrelace-moi dans le delta de tes bras,
gonfle mon coeur de ta douceur.
effleure encore la buée de ma peau,
entrelace-moi dans le delta de tes bras,
gonfle mon coeur de ta douceur.
J’ai déserté les villes viles pour aller vers ta Lumière,
j’ai effacé mon passé d’un chiffon d’étoiles
pour connaître entre tes paumes
les stances de l’amour saphique,
j’ai effacé mon passé d’un chiffon d’étoiles
pour connaître entre tes paumes
les stances de l’amour saphique,
et je suis devenue ta poétesse pour te déifier
dans les forêts du Maine, et dans l’océan du Monde.
La gerbe de soleil trône impériale sur ta joue
par delà nos vitres,
dans les forêts du Maine, et dans l’océan du Monde.
La gerbe de soleil trône impériale sur ta joue
par delà nos vitres,
sortons que
je te poème au sommet des saisons,
donne-moi ta dextre et ta senestre,
puis couche-moi à même la terre,
à même la faïence des mousses,
les cathédrales des violettes
se redressent vers les ciels d’azur,
vers les châteaux des Muses,
je te poème au sommet des saisons,
donne-moi ta dextre et ta senestre,
puis couche-moi à même la terre,
à même la faïence des mousses,
les cathédrales des violettes
se redressent vers les ciels d’azur,
vers les châteaux des Muses,
tandis qu’un chevreuil au loin lape
l’éclair de pureté d’une fontaine.
Vois, ma Femme,
la vraie vie est là simple et tranquille,
l’éclair de pureté d’une fontaine.
Vois, ma Femme,
la vraie vie est là simple et tranquille,
dès ton réveil, gouverne-moi vers les sillons de notre jardin,
quête l’estuaire de mon hermine,
étends-moi, et prosterne-toi
devant les ogives de mes seins de Grâce !
quête l’estuaire de mon hermine,
étends-moi, et prosterne-toi
devant les ogives de mes seins de Grâce !
Sophie Rivière