rivière
Maître Poète
Les camées des délices
De temps à autre,
lorsque ma Douce m’abandonne
ne serait-ce
qu’une heure,
et que
l’
aiguillon du Désir
me supplicie,
j’ôte mes hauts talons,
ma robe
et
mes dessous,
assise sur une chaise,
je lis des odes saphiques
afin que montent en moi
les camées des délices,
et que
je satisfasse au plus vite
la
ballade de ma Jouissance,
mais
si
l’ostensoir de ma tendresse
flâne en chemin,
je vais devant mon écran d’ordinateur,
et je regarde, ne vous en déplaise
messieurs les censeurs,
les appas mignards
des vidéos saphiques
où
la Femme est vénérée
à l’égale d’une reine,
mon front devient moite,
ensuite, échauffée,
je regagne ma couche.
Mes paumes effleurent
les remparts de mes seins,
rejoignent les orgues de mes tétons,
hésitent, descendent
vers ma rivière d’amour,
j’introduis doucement ma dextre
en une coupe d’ongles
jusqu’
à mamatrice,
jusqu’à mon rut de vie,
jusqu’à
l’hymne de la sensualité,
jusqu’aux prochaines
houles de la félicité,
car il n’y a rien de plus beau
qu’une prêtresse de Sappho
dévorant,
haletante,
le
fruit
défendu de la luxure !
Sophie Rivière
De temps à autre,
lorsque ma Douce m’abandonne
ne serait-ce
qu’une heure,
et que
l’
aiguillon du Désir
me supplicie,
j’ôte mes hauts talons,
ma robe
et
mes dessous,
assise sur une chaise,
je lis des odes saphiques
afin que montent en moi
les camées des délices,
et que
je satisfasse au plus vite
la
ballade de ma Jouissance,
mais
si
l’ostensoir de ma tendresse
flâne en chemin,
je vais devant mon écran d’ordinateur,
et je regarde, ne vous en déplaise
messieurs les censeurs,
les appas mignards
des vidéos saphiques
où
la Femme est vénérée
à l’égale d’une reine,
mon front devient moite,
ensuite, échauffée,
je regagne ma couche.
Mes paumes effleurent
les remparts de mes seins,
rejoignent les orgues de mes tétons,
hésitent, descendent
vers ma rivière d’amour,
j’introduis doucement ma dextre
en une coupe d’ongles
jusqu’
à mamatrice,
jusqu’à mon rut de vie,
jusqu’à
l’hymne de la sensualité,
jusqu’aux prochaines
houles de la félicité,
car il n’y a rien de plus beau
qu’une prêtresse de Sappho
dévorant,
haletante,
le
fruit
défendu de la luxure !
Sophie Rivière