rivière
Maître Poète
Les bocages récitent de tendres confidences
Les étoiles sont entrées dans notre chambre au ciel de minuit,
les roses se balancent sous l’offrande d’une brise,
les bocages récitent de tendres confidences
aux jardins, et aux forêts du Maine,
les roses se balancent sous l’offrande d’une brise,
les bocages récitent de tendres confidences
aux jardins, et aux forêts du Maine,
tandis que tu dors, enveloppée de nudité,
contre le jardin de ma chevelure,
et la splendeur de mes seins arrogants et lourds.
Je rêve du jardin abandonné où nous nous sommes rencontrées,
contre le jardin de ma chevelure,
et la splendeur de mes seins arrogants et lourds.
Je rêve du jardin abandonné où nous nous sommes rencontrées,
un matin d’été, tu errais, parmi les ronces,
dans la confidence des violettes et des lys,
ô ma Vénérée, mon amante,
ta longue chevelure d’or luisait dans la pénombre,
dans la confidence des violettes et des lys,
ô ma Vénérée, mon amante,
ta longue chevelure d’or luisait dans la pénombre,
le ciel d’azur éclairait l’archipel de ta chair,
et la beauté de tes traits,
éblouie par l’encens de ta Grâce,
je me jetai à tes pieds et je te déclarai ma flamme,
et la beauté de tes traits,
éblouie par l’encens de ta Grâce,
je me jetai à tes pieds et je te déclarai ma flamme,
touchée par l’émoi de mon amour,
tu me relevas, tu me conduisis en ta maison, au bord de l’Anille,
puis, dans ta chambre, près de ta couche,
tu effeuillas ma robe de lin,
tu me relevas, tu me conduisis en ta maison, au bord de l’Anille,
puis, dans ta chambre, près de ta couche,
tu effeuillas ma robe de lin,
mes bas de soie tenus par des porte-jarretelles,
et mes haut-talons que tu mis sur un fauteuil,
tu te débarrassas de tes vêtements, et tu me rejoignis,
je te regardai, étendue sur le dos, émerveillée,
et mes haut-talons que tu mis sur un fauteuil,
tu te débarrassas de tes vêtements, et tu me rejoignis,
je te regardai, étendue sur le dos, émerveillée,
tu me conduisis à maintes reprises sur le mont de la Grâce,
je gémis des hymnes de douceur,
je hurlai ma joie d’être Femme en tes paumes si délicates,
tu vendangeas le lait de ma sève que nous partageâmes,
je gémis des hymnes de douceur,
je hurlai ma joie d’être Femme en tes paumes si délicates,
tu vendangeas le lait de ma sève que nous partageâmes,
et nous nous endormîmes, entrelacées.
Depuis lors, je vis auprès de toi,
ô mon Impératrice de liesse,
bientôt, quand se lèvera l’isthme de l’aurore,
Depuis lors, je vis auprès de toi,
ô mon Impératrice de liesse,
bientôt, quand se lèvera l’isthme de l’aurore,
et que la soie de tes paupières me fixera,
je te prendrai frénétiquement,
et je te conduirai jusqu’aux spasmes suprêmes,
car je te l’affirme avec force, l’élève a dépassé sa maîtresse !
je te prendrai frénétiquement,
et je te conduirai jusqu’aux spasmes suprêmes,
car je te l’affirme avec force, l’élève a dépassé sa maîtresse !
Sophie Rivière