CHENNOUFI
Maître Poète
Les blessures du cœur restent a jamais
Ni joli ni bel, l’instant que je vis
Il s’étouffe le cœur, quand je pense à elle
Souvenirs amers, lourds à porter
Ni valeur morale, intérêt personnel
Cela lui est égal, même dans son ventre ma fille
Hier avec ses blasphèmes, elle m’a fait mal
Après le séisme de la vie, elle réclame pitié
Tu demandes trop avec ton visage pale
Il n’est plus beau, miroir dite le lui
Faible son mes ailes, même pour une abeille
Qui ne fait plus de miel, comme une araignée
Larmes qui dévalent et le cœur triste alarme
C'est tout ce que j'ai eu d'elle et pourtant, je l'ai aimé
Ni charme d'une femelle, que les hommes réclament
Avec les blasphèmes, s'en va la beauté
La haine comme emblème qui court dans ces veines
Malgré mon, je t'aime, elle n'a pas hésité
À pointer les armes contre mon cœur qui l'aime
Malgré que dans son ventre, celle que j'attendais
Hier, il est mort avec ton amour
Aujourd'hui, tu implores, je n'ai rien pour vous
Tu n'es plus une fleur, sombre sont tes couleurs
Laide est ton corps, il ne me réjouit plus
Tu sais, que je suis condor, trouve-toi un vautour
Avec son odieuse odeur, peut-être, tu sentiras mieux
Et tu oses venir encore, pour que je t'ouvre mon cœur
De toi fermer à double tour, même si tu implores mille ans
Tu m'as piquée au cœur mon cœur saigne encore
Que veux-tu d'un mort, va, je n'ai rien pour vous ?
Cherche ailleurs ton bonheur, moi, j'ai apprivoisé la douleur
Mon cœur est ailleurs auprès d'une autre fleur qui vient de vous
Mon enfant
Quand je pense à toi tout mon être en joie
Soudain, le chagrin seul maître a bord
Je ne sais pas pourquoi j'ai peur de demain
L'image que j'ai de toi un jour, elle s'évapore
Quand tu seras là ton corps dans mes bras
En moi se lève une voix, c'est le chant de mon cœur
L'amour que j'ai pour toi, il fait trembler mon foie
Il coule, il court en moi dans le sang de mon corps
Voilà, ma fille pourquoi mes yeux chaque nuit se noient
Dure de vivre sans toi, mais je fais des efforts
Une autre année s’achève et toujours rien
Souris moi destin avant ma mort
Je ne veux rien de toi
Sauf sentir ma fleur
Profondes sont en moi
Les blessures du cœur
Le temps guérit bien
Les blessures du corps
Mais ceux que tu ne les vois pas
Se trouvent dans mes profondeurs
Et c’est pour toute une vie
Je t'aime
À bientôt
Mustapha
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