rivière
Maître Poète
Les blés mûrs de ta chevelure
Tu marchais, insouciante,
parmi
les cierges des saisons
au gré des chemins du Maine,
la nuit,
tu te reposais
dans les bosquets et les forêts
face à la prière des racines.
Les blés mûrs de ta chevelure
pendaient
le long de la tenture nue de ton dos
pendant que voletait le sel de joie,
l’épée d’aube montait
à la voûte des heures
bercée
par l’éventail de ta Grâce.
Je te contemplais,
cachée sous
le
fanal du couchant
avec,
pour seule nourriture,
l’
or de ton innocence.
Aujourd’hui,
tu es mienne,
ma Princesse d’harmonie,
je dors contre Toi,
subjuguée
par
la
chanson de ta concupiscence
et de tes songes,
dans
la contemplation de ta splendeur
pour des siècles et des siècles.
Sophie 839