LES BATTANTS DE MON COEUR
J’ai prudemment entrouvert les battants de mon cœur
Le vent s’est engouffré en un tourbillon insolent
Détruisant en bourrasques mes intimes lueurs
Anéantissant en ses griffes mes espoirs béants,
Telle une silhouette pantelante
Aux vestiges des heures dérobées
Ma vie bat et broie de tocantes
En des pas jamais plus assurés,
Aurais je du verrouiller mes peurs
Enchainer de fibres d’or le flot de mon sang
Interdisant la venelle des leurres
Emprisonnant le souffle de mes enfants ?
Aurais je du prendre la sente
D’un exil rauque et écorché
Gravir en abruptes descentes
Les berges de mes blessures délavées ?
J’ai prudemment refermé les battants de mon cœur
Laissant la fièvre de ma chair s’estomper
Concédant aux brulantes ferveurs
Qu’elle allait à son tour éprouver.
Ma fille prend le chemin des grands…J’ai prudemment entrouvert les battants de mon cœur
Le vent s’est engouffré en un tourbillon insolent
Détruisant en bourrasques mes intimes lueurs
Anéantissant en ses griffes mes espoirs béants,
Telle une silhouette pantelante
Aux vestiges des heures dérobées
Ma vie bat et broie de tocantes
En des pas jamais plus assurés,
Aurais je du verrouiller mes peurs
Enchainer de fibres d’or le flot de mon sang
Interdisant la venelle des leurres
Emprisonnant le souffle de mes enfants ?
Aurais je du prendre la sente
D’un exil rauque et écorché
Gravir en abruptes descentes
Les berges de mes blessures délavées ?
J’ai prudemment refermé les battants de mon cœur
Laissant la fièvre de ma chair s’estomper
Concédant aux brulantes ferveurs
Qu’elle allait à son tour éprouver.