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Les armoiries de nos langueurs si douces et si féminines

rivière

Maître Poète
Les armoiries de nos langueurs si douces et si féminines

Le vin de l’automne s’écoule
parmi les brumes du silence, tandis que
des duchés de nuages parcourent les hanches du soleil,


les oiseaux dans les bois du Maine
ne chantent plus la liesse de nos amours,
non loin de moi,


tinte le glas,
notre borde ignore maintenant
la messe de nos râles d’amours


sous les solives de notre chambre.
Je te pleure mon Epousée,
toi qui m’as délaissée un jour de mai,


je n’ai plus de toi
que quelques robes, et tes bas de soie,
mon corps frissonne à ton évocation,


et je regrette
les armoiries de nos langueurs
si douces et si féminines.


je t’ai enseigné des mois durant
des strophes érotiques,
et l’ivresse de la clarté.


Qu’es-tu devenue
mon Impératrice de liesse,
je sais cependant que tu me reviendras,


dans l’attente de ce jour béni,
je retourne chaque dimanche devant
la chapelle où je t’ai rencontrée la première fois,


je redécouvrirai alors l’isthme de tes seins,
et les stances de ton pertuis,
reviens vite, ma Divine, je n’en peux plus !


Sophie Rivière
 
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