rivière
Maître Poète
Les ailes d’une colombe
J’ai vu tout à l’heure,
dans
les ciels de l’aube,
frémir les ailes d’une colombe,
les fleurs se courbaient
à son approche
et
baisaient le virelai du silence,
tandis que
les moires des blés s’ébattaient
dans
l’apparat de l’été,
et
convoquaient
l’épopée des clochers qui se dressaient
dans l’aubade des angélus.
Tu es semblable à cet oiseau de douceur,
si sublime et si pur, ma Douce,
toi qui soupires de bonheur
sous les ramures,
les tapisseries des herbes accueillent
l’épithalame de ta beauté,
le brouillard se dissipe
quand monte le chœur de tes assonances,
tu échanges des œillades
avec les orgues du rêve
qui
flânent aux bruits de tes pas,
ton corps de lys flamboie
à la dentelle des madrigaux,
ta longue chevelure brune repose
sur ta tunique de lin.
Tes paumes frissonnent
entre les miennes,
les bois et les chemins du Loir
scintillent
sous le sabre des rayons,
parfois dans les hameaux
monte
la cavatine du vent,
rejoins-moi,
je te conduirai
sur
l’autel des primevères,
et,
parmi les mélodies des frondaisons,
nous célébrerons
l’apothéose de nos Amours !
Sophie Rivière
J’ai vu tout à l’heure,
dans
les ciels de l’aube,
frémir les ailes d’une colombe,
les fleurs se courbaient
à son approche
et
baisaient le virelai du silence,
tandis que
les moires des blés s’ébattaient
dans
l’apparat de l’été,
et
convoquaient
l’épopée des clochers qui se dressaient
dans l’aubade des angélus.
Tu es semblable à cet oiseau de douceur,
si sublime et si pur, ma Douce,
toi qui soupires de bonheur
sous les ramures,
les tapisseries des herbes accueillent
l’épithalame de ta beauté,
le brouillard se dissipe
quand monte le chœur de tes assonances,
tu échanges des œillades
avec les orgues du rêve
qui
flânent aux bruits de tes pas,
ton corps de lys flamboie
à la dentelle des madrigaux,
ta longue chevelure brune repose
sur ta tunique de lin.
Tes paumes frissonnent
entre les miennes,
les bois et les chemins du Loir
scintillent
sous le sabre des rayons,
parfois dans les hameaux
monte
la cavatine du vent,
rejoins-moi,
je te conduirai
sur
l’autel des primevères,
et,
parmi les mélodies des frondaisons,
nous célébrerons
l’apothéose de nos Amours !
Sophie Rivière
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