consty91
Nouveau poète
En marchant le soir à la lisière d’un bois endormi
Où chantent des oiseaux et coule une rivière,
Vous verrez, étalées aux rayons du soleil, sous les goutes de pluie,
Leurs couvertures de marbre affalées contre la terre.
Ils dorment là il y a un an, un siècle, une éternité.
Indifférents à la tempête comme à la brise du soir,
Aux longues nuits d’hiver comme aux jours splendides d’été,
Tout abandonnés à la lumière et au noir.
Eux, ce sont les eternels dormeurs…
Ceux qui ne frémissent pas sous la rosée du matin
Ceux qui ne voient plus passer les heures
Ceux qui dorment en paix dans un lugubre jardin.
Ne leur demandez pas quand ils s’éveilleront
Ne cherchez même pas à savoir s’ils ont froid.
Car seules vos larmes vous répondront
Et de tout votre corps vous frémirez d’émoi
Où chantent des oiseaux et coule une rivière,
Vous verrez, étalées aux rayons du soleil, sous les goutes de pluie,
Leurs couvertures de marbre affalées contre la terre.
Ils dorment là il y a un an, un siècle, une éternité.
Indifférents à la tempête comme à la brise du soir,
Aux longues nuits d’hiver comme aux jours splendides d’été,
Tout abandonnés à la lumière et au noir.
Eux, ce sont les eternels dormeurs…
Ceux qui ne frémissent pas sous la rosée du matin
Ceux qui ne voient plus passer les heures
Ceux qui dorment en paix dans un lugubre jardin.
Ne leur demandez pas quand ils s’éveilleront
Ne cherchez même pas à savoir s’ils ont froid.
Car seules vos larmes vous répondront
Et de tout votre corps vous frémirez d’émoi