Malicia59
Nouveau poète
Dans la ville en ruine, un enfant pleure,
Mal grès son innocence, il vit un grand malheur,
Ses parents avec qui, hier, il riait encore,
Viennent dans un dernier cri de trouver la mort.
La guerre lui a volé tout ce qu'il avait de plus cher,
Il ne comprend pas, il faisait pourtant ses prières!
Alors, pourquoi le sort s'acharne t-il sur lui?
Pourquoi se sent-il si seul aujourd'hui?
Il est perdu, il ne sait plus quel est son destin,
Il sait que désormais, pour toujours, il sera orphelin.
Il voudrait que les gens comprennent sa peine,
Il voudrait que l'on entende son cri, sa haine.
Mais qui reste t-il? Qui peut entendre sa douleur?
Il est seul, il est perdu, il a mal, il a peur,
Il erre dans la ville sans âme, sans nom,
Il ne sais plus quoi chercher, ni où, il n'a plus de maison.
Où est la chaleur des bras de sa mère?
Où est la force des bras de son père?
Où est le réconfort que lui apportait son frère?
Non, décidément, il ne pardonnera jamais à cette guerre.
Il n'oubliera jamais l'histoire tragique,
Dans laquelle l'a poussé ce poison maléfique,
Il n'oubliera jamais le sourire radieux,
Qu'avait ses parents, le dernier sourire pour dire adieu.
Comme si, enfin, grâce à la mort, ils étaient délivrés,
C'est vrai, là haut, il n'y a plus de guerre, plus d'enfants tués,
Tout à ses nobles pensées, il n'avait pas entendu les cris,
Il n'avait pas vu le grand oiseau de fer qui s'abattait sur lui.
Il n'avait pas pas vu la mort qui s'approchait sans bruit,
Il n'avait pas entendu le sifflement des obus qui tombaient prés de lui,
Soudain, il fut projeté en l'air, le corps criblé de balles,
Il retomba dans la poussière, dans une grâce fatale.
Avec un hurlement d'horreur, des gens assistaient à sa mort,
Ils se précipitèrent sur lui, il respirait encore,
Une grande fleur rouge, lui recouvrait le corps,
Cette fleur s'étalait, toujours, toujours et encore.
Il dit une dernière parole à tous ces gens:
"Je vous quitte, mais je suis heureux car je vais rejoindre mes parents,
Enfin, je vais quitter ce monde sans pitié, je vais rejoindre les Dieux"
Puis dans un dernier sourire, pour toujours, il ferma les yeux.
Dans une grâce infinie, son âme s'envola vers les cieux,
Où, là, enfin, il savait qu'il serait toujours heureux.