rivière
Maître Poète
Le zéphyr effleure les champs d’asphodèles
Les bocages attentifs écoutent les temples des haies,
le zéphyr effleure les champs d’asphodèles,
au loin, brillent déjà les voiles des étoiles,
la clarté du couchant pavoise
le zéphyr effleure les champs d’asphodèles,
au loin, brillent déjà les voiles des étoiles,
la clarté du couchant pavoise
les vaisseaux d’ailes des oiseaux,
seules quelques brumes d’automne
se déchirent sur les cimes des forêts.
Allongée près d’un chêne,
seules quelques brumes d’automne
se déchirent sur les cimes des forêts.
Allongée près d’un chêne,
je repense à toi, ma Douce,
toi qui m’as quittée pour aller travailler au Mans,
à ton annonce, j’ai pleuré
toutes les larmes de mon corps,
j’ai pris le ciel à témoin de notre Amour,
cependant, inflexible, tu m’as quittée.
Depuis, chaque jour, je vais dans ton boudoir,
je respire tes parfums,
toi qui m’as quittée pour aller travailler au Mans,
à ton annonce, j’ai pleuré
toutes les larmes de mon corps,
j’ai pris le ciel à témoin de notre Amour,
cependant, inflexible, tu m’as quittée.
Depuis, chaque jour, je vais dans ton boudoir,
je respire tes parfums,
je prends les robes que tu as laissées,
je m’assois sur notre couche
où des heures durant,
lors de nos duels d’Eros, je t’ai possédée.
je m’assois sur notre couche
où des heures durant,
lors de nos duels d’Eros, je t’ai possédée.
Demain, à l’aurore, je te rejoindrai
car je n’en peux plus de cette attente,
je jetterai mes clefs dans le Loir pour n’en plus revenir,
je partirai adossée
car je n’en peux plus de cette attente,
je jetterai mes clefs dans le Loir pour n’en plus revenir,
je partirai adossée
contre les vitraux de fleurs et de langueurs,
je n’aurai pour tous vêtements que ma robe de lin blanc
que tu m’as donnée,
des bas de soie et des escarpins vernis,
je n’aurai pour tous vêtements que ma robe de lin blanc
que tu m’as donnée,
des bas de soie et des escarpins vernis,
et mon sac à main,
mes seins pigeonnants, arrogants et lourds,
libres de toute attache,et l’hermine de mon pertuis
seront la proue de ma Passion.
mes seins pigeonnants, arrogants et lourds,
libres de toute attache,et l’hermine de mon pertuis
seront la proue de ma Passion.
A mon arrivée,
j’embrasserai le fruit rouge de ta bouche, et ton sexe si beau,
puis, à genoux, face au monde,
à nouveau, je te demanderai ta main !
j’embrasserai le fruit rouge de ta bouche, et ton sexe si beau,
puis, à genoux, face au monde,
à nouveau, je te demanderai ta main !
Sophie Rivière