lilasys
Maître Poète
LE VOL DU CORBEAU
En haut des monts de Flandres ,j’aperçois mon moulin
Ces grandes ailes en rotation entre vent et lumière
Aujourd'hui mes pas me mènent sur ce drôle de chemin
Ce lieu est mon observatoire pour mon âme guerrière
Le pays des olieux abandonné aux rats Ô corbeaux
Ni lois ni dieux franchissent les portes de cet enfer
Les esprits fragiles se noient à travers ces eaux
Seul le corbeau au regard froid cherche encore la guerre
Aucun meunier à mes côtés pour faire fuir ce démon
Impalpable sentiment qui me lie à cet audacieux
Cette espèce que je pensais en voie de disparition
Possède une longévité de vie qui me mènera au cieux
Cette espèce de charognard immangeable sert à quoi mes ami'es?
Sa mauvaise réputation n'est plus à prouver tout est sur l'écran
Même si Hugin et Munin étaient des messagers de dieux qui le dit ?
Les mythologies nordiques que l'on avale à pleines dents ,
Il est laid vil un observateur dans les coulisses sans intérêts
Du haut de son perchoir il emplit nos yeux de confusion
Souillant ma face d'injures , blasphème qui lui va à souhait
Prétextant qu'il consomme,moi pauvre ver ,sans régime ,et à fusion
Ô CORBIAU à queue courte que me veux tu encor?
Quitte mon moulin ne raconte plus tes folies ,tes légendes
Oiseau de mauvaise augure au cri rauque sans classe ni corps
Cesse de voler au dessus de ma tête ,à genoux ,je demande
Exile toi dans ton sanctuaire conspirateur Ô baie de Nice
Je ne puis abandonner mon moulin ,il est ma seule demeure
Si mon art ne te séduit ,je ne veux pourtant que tu en meures
L'ennui profond c'est que ces quelques lignes font de toi mon complice
LILASYS