rivière
Maître Poète
Le voile divin de ta chevelure de jais
L’odeur des lys et des amarantes que je ramasse monte
en un vent d’ivresse parmi les bocages et les champs,
les chaloupes des chemins s’ouvrent à la scansion
de mes bottines dessus les dais des mousses,
en un vent d’ivresse parmi les bocages et les champs,
les chaloupes des chemins s’ouvrent à la scansion
de mes bottines dessus les dais des mousses,
je m’arrête parfois, et je contemple
le sourire des ciels d’azur.
J’ai soif de Beauté depuis
que j’ai entraperçue, un matin de mai,
le sourire des ciels d’azur.
J’ai soif de Beauté depuis
que j’ai entraperçue, un matin de mai,
le voile divin de ta chevelure de jais,
ta chair de volupté, et que
j’ai senti l’effleurement de tes paumes d’ivoire
contre les miennes,
ta chair de volupté, et que
j’ai senti l’effleurement de tes paumes d’ivoire
contre les miennes,
ta tunique de tulle brasillait dans la lumière,
ô ma Sirène, ma divine, et je suis devenue Tienne,
cependant, tu es partie sans raison,
et depuis lors, je te cherche dans les paupières de clarté.
ô ma Sirène, ma divine, et je suis devenue Tienne,
cependant, tu es partie sans raison,
et depuis lors, je te cherche dans les paupières de clarté.
Je brûle de tes baisers, les hirondelles m’ont donné hier
de tes nouvelles, je marche maintenant vers Toi, ardente,
et déterminée, poétesse, j’écris face à l’Église des herbes,
face aux strophes des heures,
de tes nouvelles, je marche maintenant vers Toi, ardente,
et déterminée, poétesse, j’écris face à l’Église des herbes,
face aux strophes des heures,
le printemps de ta Pureté, et l’éclat de ta Magnificence,
j’ai besoin du miel de tes caresses, et de l’onde de ta voix,
j’ai tant envie de tes caresses sur les collines
de mes seins lourds, sur la double amphore de mes hanches,
j’ai besoin du miel de tes caresses, et de l’onde de ta voix,
j’ai tant envie de tes caresses sur les collines
de mes seins lourds, sur la double amphore de mes hanches,
et sur l’empire suprême de ma Toison
que vénère ta bouche délicate.
La ville où tu demeures apparaît à l’horizon, à ta pensée,
ma robe courte de lin a des frissons de luxures,
que vénère ta bouche délicate.
La ville où tu demeures apparaît à l’horizon, à ta pensée,
ma robe courte de lin a des frissons de luxures,
je te retrouverai bientôt dans l’enceinte de ta chambre,
dessus l’ivoire de ta couche,
j’arracherai, conquérante, tes vêtements,
je ferai de même, je garderai mes bas de soie noirs,
dessus l’ivoire de ta couche,
j’arracherai, conquérante, tes vêtements,
je ferai de même, je garderai mes bas de soie noirs,
et les porte-jarretelles que tu m’as offerts,
je te posséderai, cambrée, dans le halo du crépuscule,
tu me psalmodieras l’épopée de ta Jouissance,
et tu seras ma Femme à jamais !
je te posséderai, cambrée, dans le halo du crépuscule,
tu me psalmodieras l’épopée de ta Jouissance,
et tu seras ma Femme à jamais !
Sophie Rivière