rivière
Maître Poète
Le vin précieux de notre Passion
Le glaive de l’aube grandit,
les oiseaux s’éveillent dans les futaies,
l’ombre des arbres s’étend,
les oiseaux s’éveillent dans les futaies,
l’ombre des arbres s’étend,
les champs d’asphodèles se courbent sous le vent,
non loin de notre borde,
coulent le Loir et nos souvenirs,
non loin de notre borde,
coulent le Loir et nos souvenirs,
ô ma Douce, mon Epousée,
toi qui as fait de vie un poème.
Tu t’éveilles, tu gis, fiévreuse, en robe de nudité
toi qui as fait de vie un poème.
Tu t’éveilles, tu gis, fiévreuse, en robe de nudité
dans la beauté première, dessus notre couche,
tes longs cheveux de jais pendent aux haubans de ton visage,
tes seins pigeonnants, arrogants et lourds,
tes longs cheveux de jais pendent aux haubans de ton visage,
tes seins pigeonnants, arrogants et lourds,
me narguent, le désir me possède à nouveau alors,
je viens vers toi, et à genoux,
je dépose sur tes lèvres, l’hermine de ton pertuis, et ton corps,
je viens vers toi, et à genoux,
je dépose sur tes lèvres, l’hermine de ton pertuis, et ton corps,
des baisers de lumière, nous nous étreignons,
tu geins, tu gémis des motets de grâce,
bientôt monte vers les cieux la lumière de tes ruts,
tu geins, tu gémis des motets de grâce,
bientôt monte vers les cieux la lumière de tes ruts,
et surgit la lave de ta Jouissance.
Nous nous entrelaçons maintenant,
bercées par les strophes de la tendresse.
Nous nous entrelaçons maintenant,
bercées par les strophes de la tendresse.
Ô ma Vénérée,
serre-toi plus fort contre moi, délaissons ces hommes
qui n’aiment pas les femmes qui s’aiment,
serre-toi plus fort contre moi, délaissons ces hommes
qui n’aiment pas les femmes qui s’aiment,
car seuls comptent nos sens grisés,
la sève de nos blanches noces,
et le vin précieux de notre Passion.
la sève de nos blanches noces,
et le vin précieux de notre Passion.
Ce soir et les autres jours, je t'emmènerai
dessus l’archipel de l’Amour, abordé voilà vingt-cinq siècles
Sappho et ses prêtresses, car
dessus l’archipel de l’Amour, abordé voilà vingt-cinq siècles
Sappho et ses prêtresses, car
il n’y a rien de plus beau au monde que
la Grâce,
et la douceur de la Femme !
la Grâce,
et la douceur de la Femme !
Sophie Rivière