rivière
Maître Poète
Le vin des rayons effleure la rose suprême de ma Chair
Les arbres gardent en leurs branches le miracle du Soleil,
les cyprès et les tilleuls tanguent au gré du vent.
Le vin des rayons effleure la rose suprême de ma Chair,
suis avec tes paumes la ligne de mes hanches,
les cyprès et les tilleuls tanguent au gré du vent.
Le vin des rayons effleure la rose suprême de ma Chair,
suis avec tes paumes la ligne de mes hanches,
la Lumière me contemple,
les jardins me murmurent la beauté des nuits,
tandis que dans les bocages et les forêts,
l’ombre se drape de longs voiles des suaires.
les jardins me murmurent la beauté des nuits,
tandis que dans les bocages et les forêts,
l’ombre se drape de longs voiles des suaires.
Mes paupières écloses te fixent,
apporte-moi comme chaque jour des instants d’allégresse,
déifie ma chasteté,
récite-moi l’haleine des cieux,
apporte-moi comme chaque jour des instants d’allégresse,
déifie ma chasteté,
récite-moi l’haleine des cieux,
illumine-moi de ta nuptiale ivresse,
enveloppe-moi en tes bras frêles,
dépose sur mon front de langueur
des épithalames de Tendresse.
enveloppe-moi en tes bras frêles,
dépose sur mon front de langueur
des épithalames de Tendresse.
Ma Vénérée, mon Impératrice de liesse,
entends-tu la paix des autels
dessus l’orgue des hyacinthes ?
Ma robe à plis flottants
entends-tu la paix des autels
dessus l’orgue des hyacinthes ?
Ma robe à plis flottants
chante le triomphe de tes étreintes,
mon lys, épanouis-moi de ta Grâce,
berce-moi de ta majesté, je te cueillerai en retour
parmi l’or du silence,
mon lys, épanouis-moi de ta Grâce,
berce-moi de ta majesté, je te cueillerai en retour
parmi l’or du silence,
des violettes, ces fleurs que tu aimes tant.
Mes doigts laiteux écrivent pour Toi
sur le parchemin des sentes des odes érotiques,
et les sanglots de ruts de ma pureté,
Mes doigts laiteux écrivent pour Toi
sur le parchemin des sentes des odes érotiques,
et les sanglots de ruts de ma pureté,
je te guette à tout instant,
assoiffée d’éternité,
goûtons la volupté d’être seules
tisse la royauté de mes seins hauts plantés et lourds.
assoiffée d’éternité,
goûtons la volupté d’être seules
tisse la royauté de mes seins hauts plantés et lourds.
Ce soir, ma Maîtresse,
les phalènes et les lucioles brasilleront dedans la prée,
adossées aux châteaux des Muses,
oins-moi alors, et aime-moi !
les phalènes et les lucioles brasilleront dedans la prée,
adossées aux châteaux des Muses,
oins-moi alors, et aime-moi !
Sophie Rivière