lilasys
Maître Poète
Le vieux moulin….
Au fond de cette campagne perdue dans le temps
Entre la mare aux canards, les herbes ébouriffées et folles
Le chemin des oies sauvages et les joncs végétant
Sous la fange des sillons de charrues, traînées de bestioles
Sommeille, un vieux moulin aux ailes brisées par le vent
Son existence négligée par les saisons et les hommes
Oiseaux, rats, hiboux, chauves-souris logent ce couvent
Le blé ne s’égrène, perd le savoir de ce qui fut un royaume
Les bleus au cœur, je flaire ce monument noyé de vieillesse
Qui par temps d’orage se meurt, courbant à présent l’échine
Il rassemble les va-nu-pieds, nichés aux coins des sans richesse
Comme un père, protège dans ses murs fissurés de la bruine
Soucieux de sa laideur, des toiles d’araignées en apparat
Parfois fier de son relief tapissé d’amour sans mesure
Sur ce riche terroir où le moulin valait bien des mille carats
Ses bras fouettant l’aquilon, en prise de son boisé et sa tenture.
LILASYS…
Au fond de cette campagne perdue dans le temps
Entre la mare aux canards, les herbes ébouriffées et folles
Le chemin des oies sauvages et les joncs végétant
Sous la fange des sillons de charrues, traînées de bestioles
Sommeille, un vieux moulin aux ailes brisées par le vent
Son existence négligée par les saisons et les hommes
Oiseaux, rats, hiboux, chauves-souris logent ce couvent
Le blé ne s’égrène, perd le savoir de ce qui fut un royaume
Les bleus au cœur, je flaire ce monument noyé de vieillesse
Qui par temps d’orage se meurt, courbant à présent l’échine
Il rassemble les va-nu-pieds, nichés aux coins des sans richesse
Comme un père, protège dans ses murs fissurés de la bruine
Soucieux de sa laideur, des toiles d’araignées en apparat
Parfois fier de son relief tapissé d’amour sans mesure
Sur ce riche terroir où le moulin valait bien des mille carats
Ses bras fouettant l’aquilon, en prise de son boisé et sa tenture.
LILASYS…