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Le vieux chêne.

troubadour

Maître Poète
-ooOoo-Le vieux chêne-ooOoo-


Gisant aux pieds des siens, presque sans vie,
Ses longs doigts squelettiques, pleins de mousse,
S'agrippant à son sol, avide de vie,
Un vieux chêne, ayant la mort aux trousses.


Il entend au loin, l'arrivée de l'hiver,
Qui descend des hauts monts et vallons lointains,
Écrasant jeunes pousses et maquis verts,
Sous ses pas, la forêt gémit et se plaint.


Traînant sa cape, avec arrogance,
Sa blancheur couvre le gisant de flagrance,
Ajoutant plus de froid, au regard des siens,
Qui le voient de la haut, quiets et ne font rien.


Dans sa posture, face contre terre,
Tel un religieux, que la foi l'emporte,
Pleure, implore, Dieu devant ses portes,
Qu'il voit dans sa vie, ses fruits prendre les airs.


Il sera prêt pour aller sur rame,
Vers une scierie, un verdict, une lame,
Aux rondins dans un âtre, un feu allumé,
A la terre ses cendres, vers les cieux sa fumée.




17 novembre 2011.
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Dernière édition:
Un poème qui me plaît énormément, j'aime tant les chênes que lorsque après la tempête, on abattu mon chêne préféré (qui aurait pu vivre encore quelques années) , plusieurs fois centenaire, j'ai pleuré et gardé précieusement un nœud de son écorce...il était une antenne entre le ciel et la terre...il était une source de force....Merci pour cette belle lecture....Amitiés...Lys
 
penses tu mon ami être un vieux chêne ?????sourire ,,ces métaphores font de ce poeme ,,une merveille ,,comme toujours ,,,
j'aime beaucoup ;
bisous lola
 
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