janu
Maître Poète
Beaucoup de nénuphars sur un étang
Où le gris du temps a empli mon âme
Alors je ne sais pourquoi, vrai mélodrame
Me reviennent des souvenirs d’antan
Où le gris du temps a empli mon âme
Alors je ne sais pourquoi, vrai mélodrame
Me reviennent des souvenirs d’antan
Bien calme est l’eau, les feuilles s’y mirant
Et bien cachées les petites grenouilles
Nous donnent un vrai concert assourdissant
Je songe et dans ma tête tout s’embrouille
Et bien cachées les petites grenouilles
Nous donnent un vrai concert assourdissant
Je songe et dans ma tête tout s’embrouille
Vision d’un tombeau au marbre terni
Mon esprit, lui, s’est déjà rembruni
Car l’image de la blonde Ophélie
Apparaît sur l’eau, souriante, ravie…
La j’ai erré bien souvent sur ces bords
Avec la recherche des temps d’alors
Où la si jeune et si jolie Princesse
Rejoignait son bel amant dans la liesse…
Mon esprit, lui, s’est déjà rembruni
Car l’image de la blonde Ophélie
Apparaît sur l’eau, souriante, ravie…
La j’ai erré bien souvent sur ces bords
Avec la recherche des temps d’alors
Où la si jeune et si jolie Princesse
Rejoignait son bel amant dans la liesse…
Jan
Parce que nous l’avions lu et relu ensemble,
cette "Promenade sentimentale de P Verlaine
m'a inspiré bien malgré moi ! La voici :
« Et le vent berçait les nénuphars blêmes ;
Les grands nénuphars entre les roseaux
Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Moi j'errais tout seul, promenant ma plaie
Au long de l'étang, parmi la saulaie
Où la brume vague évoquait un grand
Fantôme laiteux se désespérant
Et pleurant avec la voix des sarcelles
Qui se rappelaient en battant des ailes
Parmi la saulaie où j'errais tout seul
Promenant ma plaie ; et l'épais linceul
Des ténèbres vint noyer les suprêmes
Rayons du couchant dans ses ondes blêmes
Et les nénuphars, parmi les roseaux,
Les grands nénuphars sur les calmes eaux. »
Paul Verlaine
Les grands nénuphars entre les roseaux
Tristement luisaient sur les calmes eaux.
Moi j'errais tout seul, promenant ma plaie
Au long de l'étang, parmi la saulaie
Où la brume vague évoquait un grand
Fantôme laiteux se désespérant
Et pleurant avec la voix des sarcelles
Qui se rappelaient en battant des ailes
Parmi la saulaie où j'errais tout seul
Promenant ma plaie ; et l'épais linceul
Des ténèbres vint noyer les suprêmes
Rayons du couchant dans ses ondes blêmes
Et les nénuphars, parmi les roseaux,
Les grands nénuphars sur les calmes eaux. »
Paul Verlaine
