Eléâzar
Maître Poète
Le ventre repu, au bras donne l’ordre
De tendre la main qui contient du pain
Au mort de faim qui attend pour le mordre
De le partager avec son copain
Eloigné de lui, allongé à l’ombre
De son vieil ami, le roi, le sapin
Qui habite dans un coin un peu sombre
Déserté par le lièvre et le lapin.
Quand il le rejoint, en deux, il éventre
La céréale née d’un champ de blé
Et chacun d’eux, sent un chant dans son ventre :
« Honneur au gavé, car je suis comblé. »
Son estomac plein n’a pas l’obligeance
De commander à la main de donner
Mais s’il refuse de faire allégeance
Au destin cruel et d’abandonner
Deux gueux heureux du peu de la nature
Il est alors de Dieu la Créature.
De tendre la main qui contient du pain
Au mort de faim qui attend pour le mordre
De le partager avec son copain
Eloigné de lui, allongé à l’ombre
De son vieil ami, le roi, le sapin
Qui habite dans un coin un peu sombre
Déserté par le lièvre et le lapin.
Quand il le rejoint, en deux, il éventre
La céréale née d’un champ de blé
Et chacun d’eux, sent un chant dans son ventre :
« Honneur au gavé, car je suis comblé. »
Son estomac plein n’a pas l’obligeance
De commander à la main de donner
Mais s’il refuse de faire allégeance
Au destin cruel et d’abandonner
Deux gueux heureux du peu de la nature
Il est alors de Dieu la Créature.