rivière
Maître Poète
Le vent du printemps tremble parmi les paroisses des forêts
L’aube se lève et blanchit à l’horizon,
le vent du printemps tremble
parmi les paroisses des forêts et des bourgs,
le vin des étoiles a fui vers l’occident.
le vent du printemps tremble
parmi les paroisses des forêts et des bourgs,
le vin des étoiles a fui vers l’occident.
Je chemine le long de l’Anille, sac en bandoulière,
j’ai mis un châle sur mes épaules avant de sortir de ma borde,
l’air est frais ce matin, je me baisse parfois,
et je cueille des violettes et des lys pour toi,
j’ai mis un châle sur mes épaules avant de sortir de ma borde,
l’air est frais ce matin, je me baisse parfois,
et je cueille des violettes et des lys pour toi,
ô ma Douce, mon Amour,
tu m’as annoncé ton retour voilà peu,
depuis lors, je m’impatiente, je n’en peux plus,
je sors chaque jour de notre armoire
tu m’as annoncé ton retour voilà peu,
depuis lors, je m’impatiente, je n’en peux plus,
je sors chaque jour de notre armoire
tes nuisettes noires transparentes, tes micro-robes de satin,
tes bas de soie, et tes escarpins,
je les respire, et je te pleure,
toi qui es partie sans raison à la ville.
tes bas de soie, et tes escarpins,
je les respire, et je te pleure,
toi qui es partie sans raison à la ville.
Je revois sur nos photos la joliesse de ton visage,
les algues de ta chevelure de jais
qui pend le long de tes épaules graciles,
je me remémore la colline de tes seins arrogants et lourds,
les algues de ta chevelure de jais
qui pend le long de tes épaules graciles,
je me remémore la colline de tes seins arrogants et lourds,
et l’hermine de ton pubis où ma langue aime à s’aventurer.
A ton retour, je te conduirai sans mot dire sur notre couche,
tu ne diras rien, je suis en effet ta Maîtresse
depuis que tu m’as convertie aux mystères des prêtresses de Lesbos,
A ton retour, je te conduirai sans mot dire sur notre couche,
tu ne diras rien, je suis en effet ta Maîtresse
depuis que tu m’as convertie aux mystères des prêtresses de Lesbos,
et que tu m’as fait lire Renée Vivien,
j’ôterai tes vêtements, tu me fixeras craintive,
je t’étendrai sur le dos, et je te prendrai,
puis, à califourchon sur ton sexe, ma dextre te possédera,
j’ôterai tes vêtements, tu me fixeras craintive,
je t’étendrai sur le dos, et je te prendrai,
puis, à califourchon sur ton sexe, ma dextre te possédera,
elle entrera en ta rivière d’amour jusqu’à la grotte d’amour de ta matrice,
tu geindras, tu hurleras, tu t’accrocheras aux montants du lit,
soudain appuyée sur tes talons,
tes mamelons dirigés vers les cieux,
tu geindras, tu hurleras, tu t’accrocheras aux montants du lit,
soudain appuyée sur tes talons,
tes mamelons dirigés vers les cieux,
le lait de ta Jouissance sortira, nous le partagerons,
et nous recommencerons sans cesse nos étreintes,
ô mon Epousée, toi qui sais la magnificence de
notre passion si pure et si féminine !
et nous recommencerons sans cesse nos étreintes,
ô mon Epousée, toi qui sais la magnificence de
notre passion si pure et si féminine !
Sophie Rivière