jeanclaude
Nouveau poète
LE VAGABOND J’ai toujours divagué de l’aube au crépuscule Sur des chemins divers qu’importe la saison Je ne suis rien qu’un nom, qu’un chiffre, un matricule, J’ai construit ma maison dans des murs de carton. Sur le marché, je tends mon verre pour vos sous Pour aller boire un coup, avaler ma gélule Avant de repartir en restant dans les clous J’ai toujours divagué de l’aube au crépuscule. J’ai mangé du rat pour ne pas crier famine En regardant les couleurs changer sur l’horizon Je traine sur mon dos une vieille cantine Sur des chemins divers qu’importe la saison. Sans famille, je suis, tout seul et sans drapeau Et dans votre univers le soir, je déambule Mon existence n’est qu’un immense fardeau Je ne suis rien qu’un nom, qu’un chiffre, un matricule. A plus de cinquante ans, je poursuis mon voyage Me nourrissant souvent d’un reste de jambon. Pour avoir un abri sous le feu de l’orage J’ai construit ma maison dans des murs de carton. Je traverse le temps comme un vieux somnambule Dans le regard des gens je suis un vagabond Je demeure étranger d’un monde ridicule. A la fin du parcours je dirai sans façon J’ai toujours divagué de l’aube au crépuscule. jc blondel