Au loin sur les plaines arides et glacées,
Une ombre traîne sa peine
Triste, fière et si lointaine.
Si froide, qu’à son passage, on se détourne effrayé.
« Regardez-moi s’il vous plaît !
J’sais qu’ j’ suis pas beau à regarder.
C’est vrai qu’au fond, j’suis qu’un vagabond
Sans port, ni attaches, ni maison.
Vie d’solitaire …
Bah, faut pas s’en faire.
J’men plains pas
C’est pas un choix, mais c’est comme ça.
Pourtant j’aimerais qu’on s’intéresse à moi.
Pour sûr, j’ parle de ci de là
J’porte des nouvelles aux gens
Et j’en apprends autant en dînant.
Mais c’est toujours les autres,
J’me fous des autres.
Pourquoi, on m’ demande jamais comment ça va ?
Pourquoi on s’ fout qu’j sois là, qu’j sois pas là ?
C’est vrai, c’est beaucoup d’mander pour un simple vagabond.
J’m’en fais pas,
J’ me trimballe par ci par là,
J’découvre des gens bien et pis des cons.
C’est la vie.
Vu comme ça, c’est pas gai.
J’ l’ai pas choisi,
C’est imposé.
Ca m’ gêne pas de r’commencer plus loin
C’ que j’ai mis du temps à bâtir ici.
J’ai l’habitude d’ partir avec l’impression d’ pas avoir fini,
C’est pas ça qui m’ fait peur au moment de la dernière poignée de main.
Les adieux, ça m’ connaît,
J’en connais un rayon sur les regrets.
Bien vrai, c’est pas joyeux,
Pour pas êt’ malheureux, faut pas avoir été trop heureux.
Y’a pas si longtemps,
J’ croyais m’êt’ posé pour un bon moment.
J’ai vitre repris mes affaires
Et pis ma route, comme avant, solitaire.
Merci encore belle dame,
D’m’avoir écouté.
C’est bon d’ pouvoir s’ confier.
Les aut’ s’intéressent pas à moi, j’suis qu’un vagabond.
J’aurais bien aimé connaître vot’ nom
Ca s’ra pour une aut’ fois
Sur la route d’ailleurs
P’têt la route d’mon bonheur.
Allez, Au revoir et Adieu !
Voyez j’pars, j’suis pas heureux, j’suis pas malheureux. »
Une silhouette s’éloigne dans la nuit.
S’il vous plaît, intéressez-vous à lui
Demandez-lui si ça va
Si en ce moment il n’a pas trop de tracas.
Je vous en prie, ne vous détournez pas
Car ce Vagabond, c’est moi …
Une ombre traîne sa peine
Triste, fière et si lointaine.
Si froide, qu’à son passage, on se détourne effrayé.
« Regardez-moi s’il vous plaît !
J’sais qu’ j’ suis pas beau à regarder.
C’est vrai qu’au fond, j’suis qu’un vagabond
Sans port, ni attaches, ni maison.
Vie d’solitaire …
Bah, faut pas s’en faire.
J’men plains pas
C’est pas un choix, mais c’est comme ça.
Pourtant j’aimerais qu’on s’intéresse à moi.
Pour sûr, j’ parle de ci de là
J’porte des nouvelles aux gens
Et j’en apprends autant en dînant.
Mais c’est toujours les autres,
J’me fous des autres.
Pourquoi, on m’ demande jamais comment ça va ?
Pourquoi on s’ fout qu’j sois là, qu’j sois pas là ?
C’est vrai, c’est beaucoup d’mander pour un simple vagabond.
J’m’en fais pas,
J’ me trimballe par ci par là,
J’découvre des gens bien et pis des cons.
C’est la vie.
Vu comme ça, c’est pas gai.
J’ l’ai pas choisi,
C’est imposé.
Ca m’ gêne pas de r’commencer plus loin
C’ que j’ai mis du temps à bâtir ici.
J’ai l’habitude d’ partir avec l’impression d’ pas avoir fini,
C’est pas ça qui m’ fait peur au moment de la dernière poignée de main.
Les adieux, ça m’ connaît,
J’en connais un rayon sur les regrets.
Bien vrai, c’est pas joyeux,
Pour pas êt’ malheureux, faut pas avoir été trop heureux.
Y’a pas si longtemps,
J’ croyais m’êt’ posé pour un bon moment.
J’ai vitre repris mes affaires
Et pis ma route, comme avant, solitaire.
Merci encore belle dame,
D’m’avoir écouté.
C’est bon d’ pouvoir s’ confier.
Les aut’ s’intéressent pas à moi, j’suis qu’un vagabond.
J’aurais bien aimé connaître vot’ nom
Ca s’ra pour une aut’ fois
Sur la route d’ailleurs
P’têt la route d’mon bonheur.
Allez, Au revoir et Adieu !
Voyez j’pars, j’suis pas heureux, j’suis pas malheureux. »
Une silhouette s’éloigne dans la nuit.
S’il vous plaît, intéressez-vous à lui
Demandez-lui si ça va
Si en ce moment il n’a pas trop de tracas.
Je vous en prie, ne vous détournez pas
Car ce Vagabond, c’est moi …