BERRAHAH
Nouveau poète
Dans le Tiers Monde, en Afrique ou ailleurs
Mon œil croise des regards de misère et de malheur
Mon âme lacère une inguérissable déchirure
D'un sous développement à une famine qui durent
Des horreurs y sont gravées et des images de désespérance
Qui jamais ne s'effaceront laissant des âmes en errance
Rempart à l'oubli, tué par l'indifférence
Réduit au silence, écorché par l'intolérance
Á l’orée de ce nouveau millénaire
Où l’on gaspillent de l’argent par milliards
Ici en Afrique et là bas en Asie de Aqaba à Bari
On cherche sans trouver l’eau de ces puits toujours taris
Dans mes rêves, je vois ces enfants aux yeux hagards
Le ventre gonflé de famine, une souffrance au fond du regard
Pour eux, je peux rien faire, je leur dit juste Adieu
Sont la honte d'un monde préoccupé par la conquête des cieux
Ignoré de tous, noyé dans des inanités et des guerres
Mon agacement de ce désarroi que je ne comprendrais guère
Besoin est d'un monde nouveau où l'homme est pitoyable
Un monde non pétri exempt de ces folies incroyables
Je reste à chanter ces angoisses à brûler le cœur
Impuissant d'adoucir des craintes et chasser des peurs
Ô pays riches, la culpabilité a sonné à vos portes
Il faut en finir et que famine et inanités diable emporte !