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Le temps d'une coupure

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion pablito57
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pablito57

Nouveau poète
Voici un petit extrait d'un texte (enfin d'un livre) que je suis actuellement en train d'écrire. N'hésitez pas à réagir, tous les commentaires sont la bienvenue! En tout cas j'esère que vous prendrez le temps de lire ce passage :-)

[FONT=Corbel, sans-serif]Bon, vivement que Mathéo ail se coucher. Le pauvre, je le vois presque pas de la journée, et quand je suis avec lui, je suis impatient qu'il ail se pieuter. Mais c'est uniquement quand il dort et quand mes parents sont tranquillement en train de regarder la télé dans le salon que je peux faire ce que je fais tous les soirs depuis que ma Lucie est claquée. La seule chose qui me fasse du bien dans ce monde de merde. Bé oui, vous comprenez bien que je suis obligé d'attendre que le petit ail au lit avant que ma séance de torture commence. Oh vous inquiétez pas pour moi, c'est devenue une habitude maintenant. Ça roule comme sur des roulettes. C'est plutôt quand je le fais pas que ça fais mal, mais tant que je le fais, tout vas bien. Je fais ça une dizaine de minutes par jour (enfin ça dépends, des fois je peux faire ça pendant plusieurs heures, mais je vous l'avoue, c'est assez rare), et après tout va mieux. Ou tout vas mal. Enfin regardez mon bras et vous verrez. Si on peu encore appeler ça un bras. Quoi que le gauche ça va encore. Lui il a pas trop morflé ces temps-ci. Mais le droit je vous raconte même pas. Ohlala, carrément déchiqueté qu'il est. Une amputation du bras que j'devrais me faire maintenant. On pourra bientôt voir à travers. Pis une amputation de la jambe aussi j'devrais me faire. Parce qu'elle aussi elle morfle la jambe. Surtout la droite. Je sais pas ce que j'ai avec le coté droit d'ailleurs. Je sais pas, ça doit être le coté qui me procure le plus de bien. Enfin le plus de mal. Pourtant c'est toujours les mêmes gestes que je fais. Je comprends pas. Que ce soit du côté droit ou du côté gauche, c'est exactement les mêmes gestes. A quelques millimètres prés. C'est très rare que je change de technique. Je vais vous expliquer, c'est très simple. Tout le monde peut le faire chez soit, même Mathéo il peut le faire tellement c'est bidon. C'est juste une question d'envie. Bon c'est pas pour ça que je vous conseil de le faire hein! Non, vous vous êtes normaux hein, vous avez aucune raison d'agir de la sorte. Vous avez des amis, une familles qui vous aime, vous pouvez vous faire toutes les filles ou mecs du lycée car vous n'avez pas les bras qui ressemblent à plus rien, bref vous avez la classe. Il y a que les fous qui pratique l'auto-mutilation. Donc c'est simple, je prends un cutter (toujours le même, celui que mon père laisse traîner au fond de la caisse à outil, mais rassuré vous, je le désinfecte avant quand même, je suis fou mais pas au point de me filer une putain de maladie qui bousillerait encore plus ma vie). Pis après je m'enferme dans ma chambre. C'est mon endroit préféré ça la chambre. C'est ici que je passais le plus de temps avec ma Lucie (après le parc près de son lycée, où on aimé bien rester ensemble des après-midi entières, qu'il fasse -5°C ou 40°C). Des heures qu'on passé dans ma chambre (ouai parce que en fait ses parents ne voulaient pas qu'on ail dans sa chambre à elle, ils avaient sûrement peur qu'on fasse des choses bizzards. Mais bon à 16 ans on a le droit non? On a le droit d'avoir une copine et de lui faire les pires cochonneries hein? Parce que c'est pas à 80 ans qu'on pourra le faire, alors autant en profiter. C'est ce que je me disais). Mais bon sinon à part ça on faisait rien de vraiment spéciale. A si, on refaisait le monde aussi. Qu'est-ce qu'on adorait faire ça, je vous jure. Invincible qu'on croyait être. Le monde n'attendait que nous pour qu'il tourne enfin rond. Des milliers de projets qu'on avait. Et pas les moindre, je vous le dit moi! Une vrai vie de famille qu'on avait prévu! On aurait des enfants (des vrais qui chialent et tout!), pis après ils auraient été faire leurs études au sein des universités les plus renommées des États-Unis. Ils auront eu à leurs tour une femme ou un marie, et auraient vu naître dans les choux et les roses leurs gosses refaire le monde! Ça s'était la belle vie. Prendre plaisir à s'évader quelques heures de ce monde de merde, et envisager des projets qui aurait pu nous lier à tout jamais. Pis c'est aussi dans cette chambre que l'on à conçu notre Mathéo. Rien que d'y repenser ça me fais mourir de rire. Oh je vais pas vous dire que sa c'est fait comme sur des roulettes! Loin de là même! Bon OK c'était pas notre première fois. Mais quand même, tout le monde a déjà plus ou moins bloqué au moins une fois dans sa vie. Si si, j'en suis sûr. Surtout à 16 ans et pour une telle importance. Ma Lucie, elle, sa a été. Ce soir là elle a parfaitement su gérer la situation. Une véritable experte. J'en revenais pas, je vous jure. Jamais j'avais eu l'occasion de la voir comme ça. Mais alors moi! Paniqué que j'étais! Mais bon finalement sa c'est bien terminé. On a commencé nos petites bricoles à deux, et neuf mois après, on a fini à trois. Je sais même plus pourquoi je dis ça moi. C'était pour quoi que je disais ça? Ha oui, Mathéo. Il doit en avoir complètement rien à foutre de savoir où il a été conçu. Pis il s'en fou aussi de la manière dont je me fais du bien, ou du mal, enfin du bien en me faisant mal quoi. Donc je disais. Je prends le cutter, je file en douce dans ma chambre (ouai parce que en y réfléchissant un peu, il y a que là où c'est faisable. Imaginez un peu si je fais ça dans le salon: salut papa! Alors ne bouge surtout pas, je m'installe dans le canapé juste quelques minutes, je me taillade un petit peu les veines, et après je te promets que je repart! Surtout ne fait pas attention à ce que je fais hein! Toi tu regarde la télé calmement avec maman pendant que moi je me bousille. Non, ça le fait vraiment pas). Donc je vais dans ma chambre, je ferme mes volets (car si mes voisins me voient, ils seraient encore capables d'aller raconter tout ça aux parents « Ho mon Dieu! Vous imaginez, votre fils est devenu complètement fou! On l'a vu se couper le bras! » ppffff. Même ça on a plus le droit de faire tranquillement). Ensuite je me mets assis par terre. De cette manière je suis sûr de ne pas pouvoir tomber plus bas. Parce que plus bas que bas, ça n'existe pas. Pis je commence. Bon au début c'est vrai, je vous l'accorde, c'est pas facile. C'est pas facile du tout même. La lame touche le bras, c'est tout froid. Pis je la rentre d'un seul coup. , direct. Je ferme les yeux et je pense à ma Lucie. C'est pour ça que je sent rien du tout. C'est grâce à Lucie. Mais quand j'y pense plus, là ça fais vraiment mal. Donc une fois que la lame est bien rentrée dedans mon bras, alors j'avance un petit peu. Pas vite hein, sinon vous sentez rien pis c'est pas drôle. Faut avoir mal pour avoir mal. Voilà, c'est tout à fais ça. Avoir mal pour avoir mal. Il y a pas mieux comme phrase pour expliquer cela. Une fois que j'en ai mare d'avancer, je sort la lame. Donc là c'est bon, j'arrête de penser à ma Lucie. Je regarde mon bras. Comme un con. Je vous jure ça fait supra bizzards de voir son bras dans un tel état. Quoique moi je commence vraiment à mis faire. Il serait d'ailleurs temps que je trouve une autre technique. Une technique un peu plus robuste. Car le méthode du cutter, ça va cinq minutes. Pis en plus la lame commence à être usée à force. Il faudrait que je trouve autre chose. Le rasoir. Ou le couteau. Mais le couteau moi ça me fais peur. Ça fais vraiment film d'horreur, du genre Sceam et compagnie. Je préfère encore essayer avec un rasoir. Un trois lames bien-sûr. On fais ça bien ou on le fais pas. Trop bonne idée le rasoir. Je tente ça dès demain. Promis je vous raconterez. Avec trois lames au moins t'es sûr de pas te rater. Donc après avoir regardé mon bras comme une merde, je regarde tout le mal qui part. C'est énorme. C'est mon moment préféré. Tout ce liquide rouge, mon liquide rouge, qui coule lentement le long de mon bras. Sentir cette sensation de froid couler le long du bras, je vous jure, je trouve ça marrant moi. Il y en a qui bousille leur vie en fumant des clopes à longueur de journée, d'autre en picolant de l'alcool à tout va. Tout ce bordel, c'est pas trop mon genre. La clope on sent rien, on souffre trop tard. Au début on sent rien du tout, donc c'est pas drôle. Moi je veux avoir mal maintenant, là, pas dans vingts ans. Et l'alcool moi ça me rend euphorique. Pas du tout ce que je recherche. Mais alors pas du tout. L'alcool c'est bien pour les amateurs de déprimés de la vie. C'est pour les petites gonzesses. Non, moi je suis un expert en déprimé. Moi mon trip c'est l'auto-mutilation. Ça c'est un truc d'homme. Mais bon je peux pas m'en venter hein. Bé non, si je montre mes bras, pour un fou qu'on va me prendre, alors que c'est pas le cas du tout, je suis juste un expert en déprimé de la vie, rien de plus. Enfin bon, chacun son truc après tout. Alors si ça coule pas suffisement, je recommence. Pas au même endroit hein. Un peu plus bas ou un peu plu haut. Là où je sent que sa me procure le plus de frissons. Le plus d'évasion. L'endroit où je commence à avoir la tête qui tourne plus rond, où je suis à la limite du malaise. Ça c'est le top. Être à la limite du malaise. On commence à voir flou, à plus trop savoir ce qu'on fait. Unique comme sensation. Et cette sensation, c'est pas la clope ni même l'alcool qui nous la procure. Il y a que l'auto-mutilation pour sentir cela. C'est pour ça que c'est cool. Là on se sent vraiment différent. On est fier d'avoir trouvé une technique que peux de gens osent utiliser. Bref. Bon le plus chiant dans tout ça, c'est la fin. Le moment où il faut que je me désinfecte le bras (ou la cuisse), et que j 'élimine tous les mouchoirs rouges de façon à ce qu'ils ne soient pas retrouvable. Ensuite avec de l'eau de colonne que je me désinfecte. Bé oui, dans la pharmacie je trouve jamais rien d'autre que cette merde. Alors là je vous dis pas comment ça fait mal. Même en pensant à ma Lucie, je dois bien vous avouer que ça me fais un mal de chien. Mais l'avantage c'est que ça sent bon. Mais c'est le seul point positif, car vraiment à ce moment là je morfle comme un salo. D'ailleurs c'est la même eau de colonne que je m'étais quand j'allais en maternelle. Ma mère, avant d'aller a l'école, elle me noyé de ce liquide odorant. J'avais carrément l'air dune gonzesse. Je vous dis pas la honte que je me tapé dans la cours de récréation. Enfin bon, c'est du passé tout ça. Maintenant, je mets toujours le même parfum. Celui avec lequel j'ai rencontré pour la première fois ma Lucie. Mais le parfum que je n'oublierais jamais, c'était justement celui de ma Lucie ce jour là. Je vous jure, rien que d'y penser, j'arrive à le sentir. Doux, léger, sublime. Il lui allé à merveille. J'adorais sentir son parfum, son odeur, sa peau. Ça ça me faisait rêver. Sentir l'odeur de sa peau, quand parfois on resté allongé des heures entières sur la pelouse de son lycée. J'avais ma tête sur ses genoux, et elle me parlait. Elle me parlait d'elle, de moi, de nous. De son passé, de ses envies. De nos projets. De notre vie qui s'offrait à nous. Et c'est en me remémorant tous ces bons moment que je me souviens qu'avant on avait des projets. Je me souviens...
 
Le titre est bien choisi. Le contenu a l'air bien mais j'aime moins la forme et la syntaxe. Les fautes m'ont empêché d'avoir envie de continuer à lire.
Bonne continuation, Angéline
 
Désolé que cela ne te plaise pas... Mais j'aime bien le style "pseudo-ado en dérive". Mais je comprends que cela ne plaise pas à tout le monde (voir à personne sauf moi!). Merci quand même pour ton commentaire.
 
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