rivière
Maître Poète
Le temple des bocages
Je déambule au Mans, à l’aube,
adossée à la cathédrale de rosée, le soleil inscrit
sur la façade des maisons la majesté de ma Grâce,
et l’écho de ma magnificence,
adossée à la cathédrale de rosée, le soleil inscrit
sur la façade des maisons la majesté de ma Grâce,
et l’écho de ma magnificence,
le vent, par à-coups, soulève ma longue chevelure de jais
qui pend à la vergue de mes frêles épaules, seule la scansion
de mes escarpins sur le trottoir rompt l’océan du silence.
J’ai quitté cette nuit le temple des bocages, et
qui pend à la vergue de mes frêles épaules, seule la scansion
de mes escarpins sur le trottoir rompt l’océan du silence.
J’ai quitté cette nuit le temple des bocages, et
le sanctuaire des forêts du Maine pour te rejoindre,
toi, ma Sirène, toi ma blanche douceur,
qui berces ma Chair de langueurs divines,
tu humes et tu magnifies à tout instant avec tes lèvres,
toi, ma Sirène, toi ma blanche douceur,
qui berces ma Chair de langueurs divines,
tu humes et tu magnifies à tout instant avec tes lèvres,
et tes paumes la chaleur animale de ma Fourrure-corolles,
et l’empire de mes seins pigeonnants et lourds. Je te rejoins,
j’en ai assez de ne te voir que quelques jours par mois, je veux
te tenir, haletante, à tout instant, contre la chapelle de ma Chair,
et l’empire de mes seins pigeonnants et lourds. Je te rejoins,
j’en ai assez de ne te voir que quelques jours par mois, je veux
te tenir, haletante, à tout instant, contre la chapelle de ma Chair,
et que tu m’emmènes sur les steppes du stupre,
rappelle-toi tes mains de volupté fouaillant ma rivière
d’amour jusqu’à la grotte de la matrice, et mes sanglots de rut,
accrochée à tes mamelons durcis de plaisir,
rappelle-toi tes mains de volupté fouaillant ma rivière
d’amour jusqu’à la grotte de la matrice, et mes sanglots de rut,
accrochée à tes mamelons durcis de plaisir,
embrassant l’ardoise de mon sexe.
Mes hurlements de Jouissance ont traversé les montagnes,
et les mers, par delà les continents, mon désir irrité te réclame,
je me rapproche de toi, ma poitrine libre de toute emprise,
Mes hurlements de Jouissance ont traversé les montagnes,
et les mers, par delà les continents, mon désir irrité te réclame,
je me rapproche de toi, ma poitrine libre de toute emprise,
tangue au gré de mes pas, mon sexe inassouvi crie famine,
je m’approche près de ton logement, à mon arrivée,
je grimperai les degrés de ton escalier, tu m’ouvriras
ta porte, je te prendrai par le bras, puis tourmentée par mes sens,
je m’approche près de ton logement, à mon arrivée,
je grimperai les degrés de ton escalier, tu m’ouvriras
ta porte, je te prendrai par le bras, puis tourmentée par mes sens,
je te conduirai dessus l’ivoire de ta couche,
j’ôterai tes vêtements, je ferai de même,
je te chevaucherai, cambrée sur mes talons,
l’azur louera le marquisat d’ébène de mes aisselles,
j’ôterai tes vêtements, je ferai de même,
je te chevaucherai, cambrée sur mes talons,
l’azur louera le marquisat d’ébène de mes aisselles,
tu psalmodieras des messes de splendeur,
et les iris emplis de vice,
je vendangerai le miel de ta sève,
et tu seras Mienne pour l’éternité !
et les iris emplis de vice,
je vendangerai le miel de ta sève,
et tu seras Mienne pour l’éternité !
Sophie Rivière