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Le Taleb.

troubadour

Maître Poète
Le Taleb.


Qu'on jette aux flammes l'encens des cinq terres,
Que génies bienfaisants parcourent les sept mers,
Viennent au secours de cette pauvre polissonne,
Que la raideur de la vie la roide et moissonne.


Venez par les sentiers et cieux sans lumières,
Je suis le Taleb aux pouvoirs séculaires,
Mes incantations vous amènent sans supplice,
A m'aider à chasser le mal qui la plisse.


Ô, terrible soit le malheur quand il s'abat!
Qu'on soit debout, ou étendu sur le grabat,
Que l'on se torde, comme le lierre qui mord,
Le treillis pour fuir vainement son triste sort.


Tiens, bois cette mixture faite de mes pensées intimes,
Mêlées à mes soupirs qui se joignent à mes rimes.
A la senteur de l'encens qui m'a coûté fortune,
Mes longues prières solitaires et nocturnes.


Sens-tu ce parfum aux arômes de proses,
Émanant de mon cœur où elles se reposent,
Qui dressent autour de toi une muraille,
Fortifiée, ne laissant aucune faille.


Vas, suis tes pas, jusqu'au bout de ton chemin,
Aujourd'hui un beau jour, il fera plus beau demain,
Regarde autour de toi, la vie se meuve,
S'étiole, s'envole, s'irrigue et s'abreuve.


L'or est plus brillant, quittant ses impuretés,
Les épreuves sculptent nos cœurs et nos esprits.
Le destin est un chemin ni su, ni appris,
Où chacun de nos a sa part d'équité.


Le monde d'ici bas, est ainsi fait,
On porte en nous tout ce qui le défait.
Heureux celui qui sème l'au delà,
Une aumône par ci, un bon geste par là.



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Dernière édition:
Sublime poème ce Taleb de la mythologie Grec !
chasser le mal dans ce monde ici bas qui en a bien besoin !
Les phrases sont merveilleusement bien choisit !
Bravo
Merci pour ton gentil commentaire !
Gros bisous
 
Bien dit à propos du destin ;il n'est ni su ni appris ,Seul connait ce que nous cache demain pour l'humain c'est notre Créateur bien sûr.
Comme toujours ta plume excelle ,bravo marin
 
Vous êtes profond et si écorché, que votre plaie me plaît à penser. Vos mots nous lient à votre terre alors que nous n'en avons même pas frôlé misère. Ainsi vous le faites aussi très bien dans "Ô, toi!" .Merci pour ces écrits auxquels je commence à m'attacher.
 
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