J’en ai marre que la vie me manipule,
J’aimerais tant me gaver de pilules,
Mon existence n’est qu’un immense calvaire,
Depuis toujours mon âme porte un fardeau,
La faucheuse va m’emporter là-haut,
Je détiens mon destin, mes idées sont claires.
J’entoure mon cou raide d’une corde,
Plus personne ne m’aide, je n’obéis plus qu’à mes ordres,
Il est si triste de finir pareillement,
Je vais voir le Christ, qui est mort plus dignement,
Père, mère, je n’aurais bientôt plus les pieds sur Terre,
Il est impossible de revenir en arrière.
Je n’ai maintenant plus aucun appui,
Mon esprit n’est plus qu’à moitié ici,
J’agonise, ma souffrance s’éternise,
Je sens encore sur mes joues le souffle de la brise,
C’est enfin terminé, mon agonie n’aura pas duré,
C’en est fini de cette vie pleine de méchancetés.