modepoete
Maître Poète
Où sont mes couchers envolés L’or jouait avec le feu ardent Et l’azur transpirait sa scorie Quand les horizons s’embrasaient Jusqu’au profond de leur invisible Les paille en queue jouaient délicats Artistes purs, aux ombres chinoises Qui dansaient sous la torchère D’un soleil perdu dans l’hébergement Du sublime théâtre d’une vision béate Les poissons d’argent inondaient La grande mare d’un océan placide Sautaient sur le dos des vaguelettes Pour se distraire de leur cache –cache Quand l’écume folle les bisait en secret Mes yeux étaient fous de la supercherie Les flamboyants de leur rouge vif Venaient attiser cet incandescent Et là, les filaos allongeaient squelette Pour éteindre la lanterne du temps Sous la toile dentelée des étoiles Quand la nuit de ses pas venait aspirer Les dernières escarmouches de bel or D’un jour laissant cendre l’endormir Mes yeux se reposaient sur ce spectacle Magique spectacle qui reste gravé Au fond de cet inconscient sibyllin Pour vous rendre copie au sein d’une nuit Où vos rêves chahutent indifférents A ce bonheur que le temps vous a volé Et vous laisse croire que toutes merveilles Vous n’aurez plus jamais à retrouver Alors je rêve debout les yeux perdus Plume de songe dans la main d’un fantôme Pour revivre toutes ces splendeurs ☼ƇƑ