rivière
Maître Poète
Le suaire des nuages
Le suaire des nuages assombrit l’horizon,
tandis que tombe non loin de moi la bruine, cependant,
je n’en ai cure, et je chemine parmi les vaisseaux des arbres,
et des forêts du Maine.
tandis que tombe non loin de moi la bruine, cependant,
je n’en ai cure, et je chemine parmi les vaisseaux des arbres,
et des forêts du Maine.
Je vais vers toi, ô ma Sirène, ma Maîtresse,
toi qui m’as fait connaître la beauté de la volupté quand
tu m’as possédée voilà peu en ta maison, au bord du Loir,
depuis lors, ma chair d’impudeur te réclame,
toi qui m’as fait connaître la beauté de la volupté quand
tu m’as possédée voilà peu en ta maison, au bord du Loir,
depuis lors, ma chair d’impudeur te réclame,
j’affronte aujourd’hui le vent qui soulève
ma longue chevelure de jais, et ma micro-robe de lin,
les roses et les amarantes s’agenouillent dès que je parais,
car je les ramasse parfois pour te les offrir,
ma longue chevelure de jais, et ma micro-robe de lin,
les roses et les amarantes s’agenouillent dès que je parais,
car je les ramasse parfois pour te les offrir,
les sentiers se rappellent la scansion de mes escarpins,
les oiselles restent dans leurs nids.
Tu me hantes sans cesse,
j’ai tant besoin de tes lèvres et de tes paumes
les oiselles restent dans leurs nids.
Tu me hantes sans cesse,
j’ai tant besoin de tes lèvres et de tes paumes
pour hurler mes sanglots de rut, pour caresser
les collines de mes seins pigeonnants, et pesants,
je te désire, je te veux, et que m’importe les réflexions
des hommes sur notre comportement,
les collines de mes seins pigeonnants, et pesants,
je te désire, je te veux, et que m’importe les réflexions
des hommes sur notre comportement,
pendant nos embrassades, délaisse ton travail.
Prends-moi dessus l’archipel de ma Fourrure-pétales
que tu honores, mon Désir s’exaspère, enfonce en moi ta dextre
de ma rivière d’amour jusqu’à la grotte de ma matrice,
Prends-moi dessus l’archipel de ma Fourrure-pétales
que tu honores, mon Désir s’exaspère, enfonce en moi ta dextre
de ma rivière d’amour jusqu’à la grotte de ma matrice,
je t’en supplie, recommence sans cesse tes gestes si divins,
suis-moi en ma borde, parmi les cathédrales des blés,
près de l’Anille, nous y vivrons notre Passion.
A mon arrivée, ô ma Souveraine, ôte le faix de mes habits,
suis-moi en ma borde, parmi les cathédrales des blés,
près de l’Anille, nous y vivrons notre Passion.
A mon arrivée, ô ma Souveraine, ôte le faix de mes habits,
fais de même, baise la cerise de ma bouche, étends-moi sur
l’ivoire de ta couche, emmène-moi au royaume de la Jouissance,
bois à maintes reprises le nectar de ma sève,
je serai alors ta Femme et ton Élue à jamais !
l’ivoire de ta couche, emmène-moi au royaume de la Jouissance,
bois à maintes reprises le nectar de ma sève,
je serai alors ta Femme et ton Élue à jamais !
Sophie Rivière