LE SILENCE M’EST D’OR
Le silence total ne peut exister.
Au plus profond de la nuit
Entre rêves et insomnies
Je perçois les battements de mon cœur
Conjugués au tic tac des heures,
Les murmures des pénombres,
Les bourdonnements des ombres…
Le souvenir de ce silence pesant
Où ma mère vivait ses derniers instants
M’était à la fois insupportable et terrifiant
« Bientôt je ne l’entendrais plus respirer,
Son souffle saccadé aura cessé… »
Puis je me suis retrouvée seule, abandonnée
Dans ce silence muet et glacé
Où parquets et meubles continuaient de craquer…
Ce silence depuis lors m’est sanctuaire,
J’ai appris aux bruits de se taire.
Même en un brouhaha incessant
Je sais conforter l’isolement
Entendant ce que je veux entendre,
Mes pensées ne se laissant prendre
Aux joutes infernales des décibels
S’extasient aux éthers d’intemporels…
Me laissant bercer en les flots du silence
Aux murmures d’impalpables nuances
Je distingue les frissons de la terre,
Les soupirs soyeux des clairières.
Discernant le soprano des couleurs
En la tranquillité assourdie des clameurs
Je vogue au fil de mes rêveries
Sur les calmes rivages de l’esprit…
hors concours
A moins de souffrir d’extrême surditéLe silence total ne peut exister.
Au plus profond de la nuit
Entre rêves et insomnies
Je perçois les battements de mon cœur
Conjugués au tic tac des heures,
Les murmures des pénombres,
Les bourdonnements des ombres…
Le souvenir de ce silence pesant
Où ma mère vivait ses derniers instants
M’était à la fois insupportable et terrifiant
« Bientôt je ne l’entendrais plus respirer,
Son souffle saccadé aura cessé… »
Puis je me suis retrouvée seule, abandonnée
Dans ce silence muet et glacé
Où parquets et meubles continuaient de craquer…
Ce silence depuis lors m’est sanctuaire,
J’ai appris aux bruits de se taire.
Même en un brouhaha incessant
Je sais conforter l’isolement
Entendant ce que je veux entendre,
Mes pensées ne se laissant prendre
Aux joutes infernales des décibels
S’extasient aux éthers d’intemporels…
Me laissant bercer en les flots du silence
Aux murmures d’impalpables nuances
Je distingue les frissons de la terre,
Les soupirs soyeux des clairières.
Discernant le soprano des couleurs
En la tranquillité assourdie des clameurs
Je vogue au fil de mes rêveries
Sur les calmes rivages de l’esprit…