Eléâzar
Maître Poète
Le silence a besoin de rester à l’écoute
De celui qui se tait dont il est l’ami vrai
Qui ne dit rien d’autre qu’une prière scoute
Inouïe comme l’est la muette forêt
Qui se tait pour qu’elle devienne l’amie vraie
Du silence qui a au détour d’une route
Séparé le bon grain de la mauvaise ivraie
En écrasant le bruit qui pousse sous sa croûte.
Rien n’est plus odieux qu’un silencieux bruit
Qui ne s’est tu que par la peur bleue du silence
A genoux devant le plus délicieux fruit
Né sans parler – ô dieu ! – au cœur d’un vieux guéret
Aussi muet que le chêne de la forêt
Appréhendant le vent soufflant dans l’insolence.
De celui qui se tait dont il est l’ami vrai
Qui ne dit rien d’autre qu’une prière scoute
Inouïe comme l’est la muette forêt
Qui se tait pour qu’elle devienne l’amie vraie
Du silence qui a au détour d’une route
Séparé le bon grain de la mauvaise ivraie
En écrasant le bruit qui pousse sous sa croûte.
Rien n’est plus odieux qu’un silencieux bruit
Qui ne s’est tu que par la peur bleue du silence
A genoux devant le plus délicieux fruit
Né sans parler – ô dieu ! – au cœur d’un vieux guéret
Aussi muet que le chêne de la forêt
Appréhendant le vent soufflant dans l’insolence.