rivière
Maître Poète
Le sang du crépuscule nous enveloppe
Ô ma Douce, ô mon lys,
rentrons en notre borde,
le sang du crépuscule nous enveloppe déjà,
rentrons en notre borde,
le sang du crépuscule nous enveloppe déjà,
le vent fraîchit maintenant,
les paupières des arbres se replient
aux creux des chemins,
les paupières des arbres se replient
aux creux des chemins,
tandis que les oiseaux se taisent un à un
dans les chaloupes des forêts du Maine.
Cet après-midi, en nous promenant,
dans les chaloupes des forêts du Maine.
Cet après-midi, en nous promenant,
je t’ai chanté en marchant des odes de Grâce
que tu as reprises,
l’écume des rayons dansait dans la lumière.
que tu as reprises,
l’écume des rayons dansait dans la lumière.
Tes longs cheveux bruns
pendent toujours au gréement de ton dos,
nos robes volettent parmi la soie de l’automne,
pendent toujours au gréement de ton dos,
nos robes volettent parmi la soie de l’automne,
nous marchons paume contre paume
dans l’ivresse de notre Passion,
nos escarpins et nos bas brillent parfois
dans l’ivresse de notre Passion,
nos escarpins et nos bas brillent parfois
à la lueur d’un éclair de chaleur.
Rentrons,
je veux te déclarer à genoux
Rentrons,
je veux te déclarer à genoux
l’hymne de ma Vénération,
car tu es ma Dame de douceur
que je chéris à tout instant
car tu es ma Dame de douceur
que je chéris à tout instant
devant Éros et les Femmes,
moi qui ne suis qu’une humble poétesse,
je te conduirai cette nuit, en robe de nudité,
à la lueur de la lune,
avec pour seules armes mes lèvres et mes paumes,
jusqu’aux rivages de la Jouissance,
moi qui ne suis qu’une humble poétesse,
je te conduirai cette nuit, en robe de nudité,
à la lueur de la lune,
avec pour seules armes mes lèvres et mes paumes,
jusqu’aux rivages de la Jouissance,
puis, enveloppées du châle de la Tendresse,
nous nous entrelacerons
sur les rivages de la félicité et de la délicatesse !
nous nous entrelacerons
sur les rivages de la félicité et de la délicatesse !
Sophie Rivière