Emilie88
Poète libéré
Je vais vous présenter cette aimable créature Prenant place au cœur de cet abstract, Qui ne manquait ni d’esprit ni de culture, Son histoire digne d’une tragédie en cinq actes. Marié fort jeune à l’infidèle connaissance A laquelle il jurait une éternelle loyauté, Ce jeune voleur attrapait notre bon-sens Et s’en servait de couronne à sa beauté.
Dans sa nature difficile à comprendre, Dans son expression dure mais sereine Cuivrée par le soleil et noircie par l’ébène, Moi je vois se refléter l’image d’un tendre. Mais bien souvent, c’était cette voix mélodieuse Qui nous captivait, qui s’étendait de ce côté-là, Vous et moi, bercés par ces sons harmonieux Le suivrions sans doute jusque l’au-delà. De chacun de ses mots il marquait l’excellence, Ne pouvait plus être verbalement battu ; Et s’il arrivait qu’il garde un morne silence Ce n’était pas faute d’une expression pointue.
Assurément il n’était pas en son habitude D’éclater en fantaisies coûteuses, lui l’imperméable Qui se moquait bien de toutes ces inquiétudes Et qui semblait avoir été irréprochable. S’en priver relevait d’un long apprentissage, Son souvenir restant comme un parfum subtil ; La seule issue demeurait cette tentative futile : Rechercher partout la trace de son passage. Admirez le charme de ces yeux marrons qui, Résumant ce que je désirais ardemment, Semblaient dire « soyez prêts à m’aimer follement, Sans réserve et sans droit, et vous serez conquis ».
Et lorsqu’il me surprenait, d’un air songeur, Le cœur battant et les yeux luisants de désir, Je ne songeais qu’à lui faire part du plaisir A admirer ce que l’Univers crée de meilleur ; Je préfère ainsi devant lui prendre la fuite, M’endormir quand s’éveillent mes espérances, L’observer, le traquer sans trahir ma présence Et mes espoirs tus dans une tombe de granit.
Pour A.G.
Dans sa nature difficile à comprendre, Dans son expression dure mais sereine Cuivrée par le soleil et noircie par l’ébène, Moi je vois se refléter l’image d’un tendre. Mais bien souvent, c’était cette voix mélodieuse Qui nous captivait, qui s’étendait de ce côté-là, Vous et moi, bercés par ces sons harmonieux Le suivrions sans doute jusque l’au-delà. De chacun de ses mots il marquait l’excellence, Ne pouvait plus être verbalement battu ; Et s’il arrivait qu’il garde un morne silence Ce n’était pas faute d’une expression pointue.
Assurément il n’était pas en son habitude D’éclater en fantaisies coûteuses, lui l’imperméable Qui se moquait bien de toutes ces inquiétudes Et qui semblait avoir été irréprochable. S’en priver relevait d’un long apprentissage, Son souvenir restant comme un parfum subtil ; La seule issue demeurait cette tentative futile : Rechercher partout la trace de son passage. Admirez le charme de ces yeux marrons qui, Résumant ce que je désirais ardemment, Semblaient dire « soyez prêts à m’aimer follement, Sans réserve et sans droit, et vous serez conquis ».
Et lorsqu’il me surprenait, d’un air songeur, Le cœur battant et les yeux luisants de désir, Je ne songeais qu’à lui faire part du plaisir A admirer ce que l’Univers crée de meilleur ; Je préfère ainsi devant lui prendre la fuite, M’endormir quand s’éveillent mes espérances, L’observer, le traquer sans trahir ma présence Et mes espoirs tus dans une tombe de granit.
Pour A.G.