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Nouveau poète
Le rocher immergé se tenait encore droit
Malgré la houle brusque et sévère des flots.
Le pic noir se tenait encore droit
Malgré les ravages des longs siècles et des eaux.
Le vieil arbre noueux se tenait encore fier
Au travers du vent brut et humide des mers.
L'ancien tronc tressé se tenait encore fier
Au travers de la brise et des sombres hivers.
L'un en bas dans l'Océan déchainé
L'autre en haut sur la falaise éventée.
Tous deux séparés par la hauteur des terres
Et tous deux réunis sous une même misère.
Le Temps et la Tempête continuent de frapper
Le grand feuillage roux et l'aiguille nacrée
De leurs griffes, de leurs crocs aiguisés et sauvages;
Ils déchirent et lacèrent l'insolant paysage.
Le bel arbre ploit sous les nuées d'orage
Ses feuilles désormais blanches s'enfuient vers l'azur
Tandis que le roc s'effile sous les ravages
D'une dernière pluie et de ses tristes zébrures.
Et le tronc bascule dans un sursaut violent.
Sa chute est rapide mais sa mort grinçante:
Transpersé par les récifs et mordu par les courants,
Sa sinistre dépouille erre sur l'eau sanglante.
Le pic autrefois majestueux et puissant
Se scinde et sombre sous l'écume des torrants.
Ce cercueil qu'auparavant il dominait fièrement
Le regarde désormais s'effacer en riant.
Malgré la houle brusque et sévère des flots.
Le pic noir se tenait encore droit
Malgré les ravages des longs siècles et des eaux.
Le vieil arbre noueux se tenait encore fier
Au travers du vent brut et humide des mers.
L'ancien tronc tressé se tenait encore fier
Au travers de la brise et des sombres hivers.
L'un en bas dans l'Océan déchainé
L'autre en haut sur la falaise éventée.
Tous deux séparés par la hauteur des terres
Et tous deux réunis sous une même misère.
Le Temps et la Tempête continuent de frapper
Le grand feuillage roux et l'aiguille nacrée
De leurs griffes, de leurs crocs aiguisés et sauvages;
Ils déchirent et lacèrent l'insolant paysage.
Le bel arbre ploit sous les nuées d'orage
Ses feuilles désormais blanches s'enfuient vers l'azur
Tandis que le roc s'effile sous les ravages
D'une dernière pluie et de ses tristes zébrures.
Et le tronc bascule dans un sursaut violent.
Sa chute est rapide mais sa mort grinçante:
Transpersé par les récifs et mordu par les courants,
Sa sinistre dépouille erre sur l'eau sanglante.
Le pic autrefois majestueux et puissant
Se scinde et sombre sous l'écume des torrants.
Ce cercueil qu'auparavant il dominait fièrement
Le regarde désormais s'effacer en riant.