caroline62100
Nouveau poète
Nous l'avons eu, votre Rhin allemand
Il a tenu dans notre verre
Un couplet qu'on s'en va chantant
Efface-t-il la trace altière
Du pied de nos chevaux marqué dans votre sang ?
Nous l'avons eu, votre Rhin allemand
Son sein porte une plaie ouverte
Du jour où Condé, triomphant,
A déchiré sa robe verte
Où le père a passé, passera bien l'enfant
Nous l'avons eu, votre Rhin allemand
Que faisaient vos vertus germaines
Quand notre César tout-puissant
De son ombre couvrait vos plaines ?
Où donc est-il tombé, ce dernier ossement ?
Nous l'avons eu, votre Rhin allemand
Si vous oubliez votre histoire
Vos jeunes filles sûrement
Ont mieux gardé notre mémoire
Elles nous ont versé votre petit vin blanc
S'il est à vous, votre Rhin allemand,
Lavez-y donc votre livrée
Mais parlez-en moins fièrement
Combien, au jour de la curée,
Etiez-vous de corbeaux contre l'Aigle expirant ?
Qu'il coule en paix, votre Rhin allemand
Que vos cathédrales gothiques
S'y reflètent modestement
Mais craignez que vos airs bachiques
Ne réveillent les morts de leur repos sanglant
Il a tenu dans notre verre
Un couplet qu'on s'en va chantant
Efface-t-il la trace altière
Du pied de nos chevaux marqué dans votre sang ?
Nous l'avons eu, votre Rhin allemand
Son sein porte une plaie ouverte
Du jour où Condé, triomphant,
A déchiré sa robe verte
Où le père a passé, passera bien l'enfant
Nous l'avons eu, votre Rhin allemand
Que faisaient vos vertus germaines
Quand notre César tout-puissant
De son ombre couvrait vos plaines ?
Où donc est-il tombé, ce dernier ossement ?
Nous l'avons eu, votre Rhin allemand
Si vous oubliez votre histoire
Vos jeunes filles sûrement
Ont mieux gardé notre mémoire
Elles nous ont versé votre petit vin blanc
S'il est à vous, votre Rhin allemand,
Lavez-y donc votre livrée
Mais parlez-en moins fièrement
Combien, au jour de la curée,
Etiez-vous de corbeaux contre l'Aigle expirant ?
Qu'il coule en paix, votre Rhin allemand
Que vos cathédrales gothiques
S'y reflètent modestement
Mais craignez que vos airs bachiques
Ne réveillent les morts de leur repos sanglant