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Le Renard et les deux Cerbères

  • Auteur de la discussion Auteur de la discussion Zirconium
  • Date de début Date de début

Zirconium

Nouveau poète
Le Renard et les deux Cerbères

L’union fait la force,
Divisez pour mieux régner !
Cela fut compris par Maître le Rusé,
A l’approche des noces
De son roi Messire le Lion.
L’hymen avait lieu en une salle
Close pour toute personne non-invitée.
Messire Renard, non-accoutumé à la Cour
Ne pouvait se permettre d’entrer.
Il décida malgré tout de s’approcher
Du Seigneur de cette contrée.
Ayant depuis plusieurs heures déjà
Révisé la ruse qui lui permettrait l’accès
De la salle convoitée
Où se déroulait l’Alliance sacrée.
Messire Renard s’approche du Cerbère.
Il lui fait tant d’éloges
Et maints compliments
Et sur son allure imposante,
Et sur sa situation prestigieuse,
A tel point qu’elle ferait pâlir les étoiles.
«Aucun autre que vous,
Ne pourrait mieux faire votre labeur.
Quelle puissance faut-il avoir ?
Même Atlas, avec sa force légendaire,
Ne pourrait mieux faire :
Vous êtes un maître sans égal ! »
Malgré ces fortes et plaisantes paroles,
Le Cerbère devant Renard resta de marbre.
Dépité par cet échec,
Maître Renard salue bien bas
Et se dirige vers la prochaine porte
Menant elle aussi au lieu tant convoité.
Armé de courage et de patience,
Maître le Roux devant le Cerbère
Plus colossal que le précédent,
Réitéra ses flatteries
Avec l’espoir d’accéder
A la salle sacrée.
Malheureusement, ses belles paroles
N’eurent pas plus d’effet :
Ce cerbère à son semblable était pareil.
C’est alors que Maître le Fourbe
Eut l’idée saugrenue
De créer entre ces deux frères
Une discorde sans merci.
Tenant pour excellente
Son idée nouvelle,
Notre Renard retourna auprès du premier Colosse,
Et lui rapporta le soi disant mal
Qu’avait dit son confrère.
« Vraiment ? _ Et même plus encor.
Je voulus le raisonner, mais il fit la mule
Et ne voulut rien entendre. _ Le fripon !
Si j’avais su ! _ aussi, a-t-il ajouté,
Que puisque je vous tenais en si haute estime,
Je ne pouvais entrer, et ma place
Etait plus chez les gueux que parmi des gens
De si haut rang, comme l’est notre Seigneur. »
A ces mots, le colosse
Entra dans une rage noire
Lui faisant perdre à la fois tout contrôle et dignité.
La colère provoquée par ces ragots
Transforma le Colosse
En un chien galeux, exempt de sa magnificence.
« Ainsi, quiconque me respecte
Ne pourrait pénétrer
En ce lieu sacré ?
Allons Maître Renard,
Une fois n’est pas coutume,
Mais entrez donc, je vous en prie. »
Et c’est ainsi que le Maître de la Ruse,
Passa sans encombre l’entrée surveillée,
Pour assister à l’hymen de plus près.

Amis lecteurs,
Le monde est plein de ceux
Qui, pour parvenir à leurs fins
N’hésiteront pas à vous monter
Les uns contre les autres.
Pour repousser l’envahisseur,
La meilleure des choses à faire
Est de se soutenir mutuellement
Afin de repousser les plus grands.
 
Très bien écrit et surtout une morale tellement vrai sur la fin
 
C'est bien gentil à vous, mais cette fable me chagrine. En la relisant, je me rends compte, qu'il y a beaucoup qui cloche. Je la retravaillerai plus tard.

Mais merci, ça fait plaisir.
 
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