rivière
Maître Poète
Le printemps de ton souvenir
Mon oreille perçoit encore
le gazouillis de ton chant
quand palpite
le printemps de ton souvenir,
mes lèvres conservent
le souvenir de tes lèvres,
et mon épaule ranime
le soleil de ton épaule.
Tu allais par les places et les bois
chanter le rosaire de nos liesses,
les mouettes moirées d’or
veillaient l’enceinte de tes ferveurs
quand montait la liqueur des marées.
Aujourd'hui, la terre est froide,
et tes amis les oiseaux suspendent
leurs chants au versant de ton souvenir,
les coteaux se fardent d’ombres,
les jardins se perdent
dans
la jachère des poussières.
Cependant,
je n’oublierai jamais
tes
rires parmi tes pétales de grâce,
demain,
je conjuguerai sur l’encre des heures
l’élixir de ta béatitude et
l’hermine de ta munificence.
Sophie 839